Je ne suis pas un spécialiste des textes, mais il y en a, apparemment, sur le Forum ! Je peux simplement dire que les conférences épiscopales ne sont pas d’institution divine. Et constater, avec Mgr Gaïdon, que leur fonctionnement actuel obéit sociologiquement à la logique subversive des « sociétés de pensée » dénoncée par Augustin Cochin, avec notamment leur noyau dirigeant. Je rejoins donc parfaitement Gaston Lagaffe sur la dictature du « consensus dominant » qui rend la plupart de nos évêques captifs d’une collégialité malsaine, tétanisés par la pensée unique ou le politiquement (et religieusement) correct. Jean Madiran a fait plusieurs fois la démonstration de la nocivité des conférences épiscopales et de leurs commissions théodules (cf. « La trahison des commissaires »), notamment dans « Présent » des 20 et 24 décembre 2008 à propos de l’accueil du motu proprio établi par un rapport de la Fédération internationale d’Una Voce. On a pu également montrer leur inadéquation avec la collégialité authentique (« sous et avec Pierre ») comme hiérarchie en quelque sorte parallèle sans chef vraiment et (sur)naturellement responsable. Et Jacques Trémolet de Villers dénonce aussi dans la postface de mon livre leur pesanteur problématique. D'accord donc avec Glycera aussi sur l'usage trop fréquent d'une certaine collégialité et des conférences épiscopales comme "arme par destination" contre l'autorité du Magistère romain. En tant que laïcs, « il ne nous appartient pas de choisir entre leur réforme ou leur suppression. Mais la question, maintenant, est bigrement posée », écrivait Madiran. En espérant avoir quand-même répondu un peu à vos questions, bien amicalement. |