La première des urgences est que la liturgie réformée soit célébrée selon les normes établies par le Saint-Siège, réaffirmées par le pape Jean Paul II, en vain.
La seconde étape est de bien vouloir considérer que s'il y a eu autant d'infidélités et d'abus du haut en bas de la hiérarchie catholique, c'est que la réforme elle-même portait peut-être en germe les déviations qui ont suivi. Dans le rite de saint Pie V, qui n'est pas parfait loin de là, il est impossible d'errer car il est, à l'évidence, "pur et saint". Il est, en cela, un rempart contre l'hérésie. Et si certains s'y accrochent depuis tant d'années, avec tant de souffrances et d'incompréhensions, c'est parce qu'ils sentent qu'il préserve, défend, et fortifie leur foi.
On attend donc de l'Eglise qu'elle veuille bien mettre à diposition des prêtres et des fidèles un rite de la messe et des rites liturgiques conformes à la foi de l'Eglise réaffirmée dans le Catéchisme de l'Eglise catholique (CEC) et dans les textes postérieurs.
C'est comme pour la traduction liturgique en français du
Notre Père qui ne correspond pas à l'explication qu'en donne
le CEC au numéro 2846.
On arrive à ce paradoxe, dramatique pour les fidèles, de prêtres catholiques romains fidèles à la foi de l'Eglise, qui célèbrent une messe qui s'en écarte en bien des points.