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Réponses par abbé Christian Laffargue (2006-11-27 19:19:24) Imprimer

- Vous qui êtes passé des communautés tradis à l'apostolat diocésain, pouvez-vous nous dire comment est perçu le rite traditionnel par le clergé diocésain ? Beaucoup de méfiance par rapport à ce rite ou au contraire un désir de pouvoir célébrer ce rite parfois ?
Réponse : Je ne sais pas. Indifférence peut-être. Et puis ce qui agite "le milieu" ou "le Landernau" est bien loin des pauvres prêtres diocésains accablés de tâches. La "querelle des rites" leur paraît secondaire.

- Dans le monde de la tradition, on critique aisément le NOM ; en tant que prêtre et célébrant, pouvez-vous nous parler des atouts du NOM ? du point de vue théologique ? du point de vue spirituel ?
Réponse : c'est une question trop longue à développer. Vous avez quelques éléments dans une réponse que j'ai faite à un autre interlocuteur.

- La crise de l'Église ne peut certainement pas être imputé exclusivement au NOM, cependant, que peut-on dire du rapport entre le NOM et une certaine perte de la spiritualité des fidèles (je pense notamment aux messes que l'on voit dans la plupart des paroisses qui ne laisse aucune place à la méditation tant la parole et la fantaisie sont omniprésente) ?
Réponse: la réforme liturgique telle qu'elle a été introduite, appliquée et traitée jusqu'à présent a été pour beaucoup dans la crise de l'Eglise latine. Car "lex orandi, lex credendi". A quoi sert , par exemple, d'avoir rappelé (tardivement!) la Foi de l'Eglise dans la présence réelle et substantielle du Christ dans la sainte Eucharistie, tout en ayant accepté partout la communion dans la main, le mépris des parcelles eucharistiques...

- On parle beaucoup de la participation des fidèles au Saint-Sacrifice de la messe ; ce thème de la réforme liturgique conciliaire se voulait être la conclusion de plus de 150 ans d'effort de la papauté pour que les fidèles participent plus. Est-ce une bonne chose ? En effet, même dans le VOM, une certaine incompréhension de la liturgie font que, par exemple, les fidèles s'agenouillent durant le chant d'entrée de la grand'messe, en union avec les prières au bas de l'autel que récite les ministres mais que les fidèles n'entendent pas et au détriment du sens de la liturgie qui veut que le chant d'entrée soit un chant de procession (donc fidèles debout).
Rép.: çà c'est vraiment un contre-sens qui prouve que l'attachement ignorant à un rite conduit à des bizarreries qui touchent à l'unité de la prière par une assemblée.

Au regard de cet perte du sens liturgique qui a encore largement augmenté dans le NOM, pensez-vous que la participation active des fidèles soient une bonne chose et qu'il ne faut peut-être pas aller trop loin ?
Réponse: il faut définir ce qu'est "la participation" des fidèles. On peut s'unir mentalement ou extérieurement à une action. Il ne faut pas que la participation extérieure nuise à l'intérieure et, à l'inverse, que l'intérieure nuise à l'extérieure...

- Que pensez-vous de la formation liturgique de vos confrères qui sont passés par les séminaires diocésains ? Ne pensez-vous pas que les "abus" liturgiques quotidiens sont dû principalement à la perte du sens liturgique des prêtres, par faute de formation ? Et ne pensez-vous pas qu'un retour au "vrai" sens liturgique de nos prêtres ne pourra se faire qu'en passant par les valeurs portées par le VOM ?
Réponse: elle est quelquefois inexistante. N'oubliez pas que la liturgie est une question taboue, qu'en aucun cas on ne peut parler de rite en latin ou d'ancienne messe en latin, qu'on s'en tient à gommer, à supprimer les excès, mais que le fond n'est jamais convenablement traité. Je n'ai pas encore vu d'évêques ou de directeurs de séminaires célébrer le rite actuel conformément à la "Présentation Générale du Missel Romain" (2000) ou aux avis de "Redemptionis sacramentum" (2004).

Je connais un évêque diocésain considéré comme classique qui a célébré en 2006 la Messe chrismale de son diocèse en enfreignant toutes les règles rappelées par R.S., en faisant tout ce qui était interdit, en y rajoutant encore! A l'interpellation d'un prêtre fidèle, il a simplement répondu que les circonstances...
Généralement, les jeunes prêtres font comme ils voient les autres faire et ainsi de suite.
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