1- Comme je l'ai rappelé dans la réponse précédente, je concède volontiers que plusieurs passages de DH (Dignitatis Humanae) non-garantis par l'infaillibilté (en gros tout sauf la déclaration centrale du N°2) peuvent être difficilement conciliables avec la doctrine catholique. Ces passages doivent alors être interprétés à la lumière du passage central de DH, lui-même compris en cohérence avec les autres affirmations antérieures infaillibles de l'Eglise.
2- Pour la question de la distinction introduite ("agir selon sa conscience" d'un côté- "agir comme on veut" de l'autre), elle ne renvoie pas à un examen de la subjectivité de chaque individu, mais à un jugement global sur l'état réel objectif de la société dans laquelle on se trouve et de la diffusion effective dans cette société de la vérité religieuse et des raisons qui la justifient objectivement.
Il m'est difficile d'entrer dans plus de détails, parce que le temps passe. Mais j'ai exposé cela dans Sedes Sapientiae n°97, p. 28 à 34. |