Comment voulez-vous que j'écrive à mon Evêque sachant que le courrier n'est pas CONFIDENTIEL ?
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Motu-proprio : Analyse rapide des réponses à la Lettre de Mgr de Germiny
Comme le savent nos lecteurs, Mgr de Germiny a envoyé une lettre à tous les prêtres, diacres et fidèles du diocèse, lettre datée du 12 juillet (Voir N°15-16). Nous publions plus haut la lettre qu’il a adressée en réponse au courrier reçu. Lettre du 13 septembre, veille de la date d’application du Motu proprio.
Voici donc une analyse rapide des lettres envoyées en réponse à notre évêque.
Environ 70 lettres (certaines sont arrivées après cet tentative d’analyse) représentant environ 150 personnes (24 prêtres, 1 diacre, 11 religieuses, 112 laïcs…).
Ceux qui répondent remercient notre évêque de son initiative. Très nombreux sont ceux qui évoquent les dangers de division, de rupture de l’unité et de la communion. La moitié des prêtres l’exprime de façon claire. Les propos de ceux qui évoquent cette difficulté le font avec discrétion pour éviter toute critique à l’égard de l’initiative du pape.
Dans les réponses des laïcs la place du latin est très importante, (plus de 50% des réponses). (22 laïcs se disent favorables et 33 expriment une hostilité clairement exprimée).
Le regret de l’abandon de tout grégorien, plus spécialement du kyriale, est exprimé avec une référence à la faiblesse des chants en français. Je me souviens à ce propos d’une critique virulente. Après avoir relu le texte avec le censeur, il s’agissait d’une honnête traduction d’un psaume… Ainsi le texte jugé indigent venait de la Bible.
48 signataires accueillent favorablement le Motu Proprio (35%).
Ces réponses concernent environ 20 personnes dont deux prêtres, soit 15% des réponses.
La Communauté Saint-Martin qui célèbre en latin selon le rituel de 1970 est remerciée par ceux qui aiment le grégorien.
Les allusions aux lectures sont peu nombreuses mais fortes, découvertes dues à la messe de Paul VI (16, soit 12%). Aucune allusion au calendrier qui semble ignoré. (2 prêtres abordent cette question).
Certains considèrent comme un danger de confier la décision au curé et non à l’évêque (11 dont 4 prêtres).
Voilà ce que je peux dire après avoir parcouru le courrier que Mgr de Germiny m’avait confié.
Philippe Verrier, le 5 septembre 2007. (Vie diocésaine N°18)
source:site du diocèse de Blois |