Quelques précisions me semblent utiles, mon fil précédent ayant été rapidement écrit avant de prendre un avion en fin de journée en Asie…
Revenons tout d’abord aux deux articles du MP qui sont relatifs à notre situation et notre problème actuel.
Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église.
Cet article concerne un groupe stable de fidèles au sein d’une paroisse. Sauf événement nouveau ou découverte subite que nous sommes tous (les liseurs) dans la même paroisse, cet article ne s’applique pas.
De plus, dans sa lettre du 12 juillet, Mgr de Germiny « court-circuite » le niveau paroisse puisqu’il demande qu’on lui adresse nos réactions (pas forcément nos demandes). C’est donc que dès le départ il se place dans le cadre de l’article 10.
Art. 10. S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.
On notera que dès lors, le « groupe stable » n’est plus nécessaire, n’est plus une condition. Pourquoi donc y fait-il référence dans sa lettre du 13 septembre ?
À ma connaissance, il n’existe pas dans le diocèse de Blois de groupe stable de fidèles désireux de reprendre l’usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. En conséquence, je ne nomme aucun prêtre pour célébrer la messe et les sacrements selon le missel de 1962 et les rituels anciens dans une église ou chapelle du diocèse.
D’autant que ce groupe existe, même s’il n’est (peut-être) pas très nombreux (au moins les liseurs du FC) ou n'a pas fait pas partie (en pleine période estivale) des « réactifs » lui ayant écrit.
En effet il ne s’agit pas de décider en fonction d’un groupe stable, mais en fonction de l’opportunité.
Au delà de la fausse excuse de l’absence d’un groupe stable, il est clair qu’il n’a pas jugé opportun, et ce malgré l’existence certaine de fidèles attachés à la forme traditionnelle ou lassés des approximations liturgiques vécues dans nombre de paroisses (on est là pour prier, adorer et rendre grâces ou bien pour chantouiller?)
Mais il est vrai que les célébrations (NOM/VOM) respectueuses de la liturgie et/ou solennelles sont à rechercher en dehors des paroisses, sauf exceptions bien rares, et que donc les fidèles en question, bien que faisant partie du diocèse, ne sont peut-être pas considérés comme faisant partie des fidèles...
La question est donc :
comment le convaincre de l’opportunité ?