Le Forum Catholique

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images/icones/1v.gif  ( 925 )Y-a pas de mal à se faire du bien ! par Patapouf (2006-12-11 18:52:36) 

Pour la consommation de drogue, le commun voit assez facilement le pourquoi du comment. Mais pour le sexe, c'est beaucoup moins évident.

Que répondez-vous à cette question ?

Croyez-vous à 100% à la réponse que vous donnez ?
S'il vous manque 1% ou plus, pouvez-vous nous dire pourquoi ?

Patapouf

images/icones/neutre.gif  ( 951 )Qu'est-ce qu'on appelle du bien? par Dominique Morin (2006-12-11 21:46:39) 
[en rponse 925]

Patapouf,
Il ne s’agit pas de pensée magique ni même d’idée mais du simple bon sens. Le sexe est un perturbateur dans la sexualité. Il faut donc discipliner cette vitalité afin de la tourner vers la vie.
Les moines du désert disaient « On ne peut pas détruire nos passions, mais on peut les enchaîner. »
L’Eglise est maîtresse de vie, comme disait Paul VI quand elle donne des moyens réalisables pour ordonner notre sexualité à un plus grand bien qu’elles-mêmes
Nous n’avons simplement pas le choix. Soit nous apprenons à discipliner cette puissance en nous, nous domestiquons aussi nos sentiments soit nous allons en devenir perturbé ou esclave.
Je vous joins une lettre sur la pureté.
Vous ai-je correctement répondu à une question que je n’ai pas vraiment compris.
images/icones/neutre.gif  ( 952 )Lettre à un adolescent sur la pureté par Dominique Morin (2006-12-11 21:48:23) 
[en rponse 951]

Lettre à un adolescent sur la pureté

Je m’adresse à toi, jeune homme, qui a découvert ta sexualité génitale avec le trouble et les questions que cela peut susciter en toi. A priori pas de quoi en faire une histoire. Mais tu as du constater comme moi que notre monde confond amour et sexe et qu’il veut que ça se sache. Alors la délicate croissance de l’adolescence vers la maturité peut devenir un parcours du combattant.
De quoi s’agit-il en réalité ?
Des pulsions nouvelles se font envahissantes, des images apparaissent dans ton esprit, ton regard sur les filles change peu à peu. Rien de plus normal et sain que cette attirance. Mais la nature humaine est fragile et compliquée et les écueils ne manquent pas pour perturber cette rencontre.
La fille est sentimentale voire sensuelle alors que le garçon est plus sexuel. D’ou des risques de tentations que ne feront qu’accroître ta propre fragilité et certaines sollicitations. Cela ira de la pornographie à des discours sur le sexe sans délicatesse ni respect en passant par les tenues de nombre de jeunes filles qui n’imaginent pas ce que peut provoquer chez un garçon certaines formes ou parties de leur corps offertes à sa vue. Cette ambiance malsaine n’est pas anodine et laisse rarement intact celui qui découvre la vie et son corps à travers une puissance qu’il doit contenir pour pouvoir espérer en faire un usage qui soit porteur de sens et fécond.
Le défoulement sexuel auquel sont incités les ados sous prétexte de modernité et de nature qu’il ne faudrait pas entraver ne peut pas rendre heureux mais très sûrement perturber ton corps et ton esprit et t’enchaîner durablement à l’impureté. Il est facile d’imaginer alors ton handicap quand tu sera attiré par une fille, que tu te sentira bien avec elle et que des pulsions qui n’auront pas été maîtrisées viendront aveugler ta raison et briser qui sait une amitié naissante. Ce qui paraît n’être qu’un défoulement sans conséquence peut te dévaloriser à tes yeux et réduire la fille pour toi à une recherche de plaisir.
L’image de l’adolescent semble le réduire à ses pulsions et ses désirs sexuels comme s’il n’était pas capable d’autre chose, qu’il ne désirait que ça, ne pensait qu’à ça. Dans cette ambiance apprendre à comprendre et devenir maître de sa nature est ridiculisé, voire rendu impossible. Le poison de la pornographie avec le progrès d’Internet agresse beaucoup d’adolescents dans l’intimité. Combien d’entre eux vivent la souffrance d’un défoulement sexuel devenu incontrôlable ? Le silence honteux ou gêné sur ces sujets douloureux n’aide pas à permettre aux jeunes de discerner et dédramatiser ce qu’ils vivent intimement. Notre société ne vous propose que des techniques chimiques ou mécaniques au lieu de vous aider à assumer votre responsabilité à l’égard de votre sexualité.
La sexualité n’est pas une fatalité mais personne ne vous l’a appris. Ces adultes qui réduisent l’amour au sexe sont bien mal placés pour vous montrer le chemin de l’amour vrai.
Tous ceux qui ne vivent pas de relation personnelle avec un Dieu d’amour par les sacrements finissent par s’enfermer dans cette fragilité et s’y résigner. Je me révolte contre la violence faite à tous ces jeunes qu’au nom d’une liberté illusoire, on enchaîne à une dérision d’amour. Comment construiront-ils demain une relation féconde de confiance et de respect si personne ne leur en montre le chemin dès aujourd’hui?
J’ai moi-même subi une jeunesse de défoulement sexuel fondé sur la seule recherche de plaisir égoïste. Personne ne m’avait dit qu’aimer c’était autre chose que ça et j’ai très vite pris des habitudes de vice et de solitude affective. J’y ai aussi contracté le sida. Si je pouvais rendre tout le plaisir que j’y ai pris pour ma virginité et ma foi dans l’amour, pas d’hésitation. Mais il faut assumer nos actes et là les promoteurs de la débauche n’assumeront jamais à notre place. Le seul moyen, c’est d’en sortir et de guérir son cœur et son corps.
Je rends grâce à Dieu de m’avoir permis d’en sortir et je remercie des femmes qui vivaient leur foi catholique qui m’ont appris à me pacifier, à donne le meilleur de moi-même par des relations saines et franches, des amitiés sans ombre ni ambiguïtés, une vraie beauté féminine qui aidaient les garçons à grandir.
L’Eglise a toujours défendu la vérité du message de l’amour qui vient de Dieu qui nous a créé. Il s’appelle vérité, confiance et don total de soi sans lesquels il ne peut y avoir d’amour qui est appelé à s’ouvrir à la vie car nous sommes amené à transmettre cette vie que nous avons reçu grâce à l’amour humain, à l’image de l’amour divin.
Pour que tes capacités d’aimer ne soient pas enfermées dans des peurs, n’accepte pas de devenir un tricheur. Pour que tu te respecte en méritant la confiance qu’une femme peut t’accorder, ne te dégrades pas par l’impureté.
Pour que tu garde la foi sur ce qui donne de la saveur et de la fécondité à la vie, mène ce combat avec joie car c’est une belle aventure que la liberté de pouvoir aimer en vérité.
La chasteté est une liberté joyeuse, j’en témoigne, qui peux te permettre dès aujourd’hui de connaître les joies de l’amitié féminine avant d’être libre et confiant pour quand l’amour viendra. Prépares-lui ton cœur et ton corps.

images/icones/1a.gif  ( 964 )Merci Monsieur Morin, une précision cependant par Patapouf (2006-12-11 22:49:19) 
[en rponse 952]

Je porte assez bien mon pseudo et m'exprime assez mal. J'ai donc l'habitude d'être mal compris.

Merci pour votre réponse et pour la lettre jointe. Je voulais juste avoir votre avis quant à ce que vous répondiez quand on vous rétorque "Il n'y a pas de mal à se faire du bien". Le "bien" désignant le plaisir. Le qualificatif d'égoïste que l'on applique à ce plaisir, même dans le mariage, est difficile à faire comprendre. Et pourtant sans appel puisque la morale naturelle, par exemple, ne tolère pas l'usage du préservatif dans le mariage, même lorsque le nombre d'enfants est déjà conséquent. Et l'Église catholique nous le rappelle dans son catéchisme.

C'est une question, puisque je ne peux l'appeler un argument, qui revient souvent chez les jeunes, déformés par le monde qui les gave d'idées fausses. Persuadé que vous aviez le recul nécessaire, suite à la lecture de votre témoignage courageux rapportant une sorte d'overdose en la matière, je pensais intéressant d'avoir votre avis.

D'autre part, votre expérience étant une véritable blessure, profonde probablement et dont on ne doit pas se débarrasser si facilement, je voulais en plus savoir si votre propre réponse vous satisfaisait totalement. Ou bien si la blessure faisait qu'il restait ou resterait toujours un doute quant à la qualité de l'argument.

En tous cas, un grand merci. Et félicitations d'avoir saisi ainsi la Grâce au vol. Vous avez dû faire preuve, à un instant donné, d'une grande force, beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer certainement.

Bonne soirée.

Patapouf

images/icones/neutre.gif  ( 973 )[réponse] par Dominique Morin (2006-12-11 23:59:08) 
[en rponse 964]

Patapouf,
Etes-vous de la catégorie intellectuelle ou fragile ? Cela ne me regarde pas !
Je vais vous raconter un témoignage. Un couple catholique qui a eu de nombreux enfants très rapprochés. Un prêtre catholique se croit obligé de conseiller aux parents de prendre des moyens contraceptifs durant une période. En quelques mois, le mari réalise qu’il voit diminuer sa délicatesse envers son épouse, qu’ils se permettent des relations sexuelles plus par désir que par amour et petit à petit leur couple se retrouve en danger. C’est le mari qui m’a confié cela. Il avait touché du doigt la sagesse de l’Eglise.
J’avais compris à propos du bien car j’entends ce refrain très souvent. Ils confondent soulagement et bien.
Je ne comprends pas votre seconde question. Précisez-là et attendez demain soir pour ma réponse car demain de dois être toute la journée à témoigner dans une école. Alors, je dois aller dormir.