Le Forum Catholique

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images/icones/info2.gif  ( 9518 )Lundi 13 décembre 2010, Samuel Martin sera l'invité du Forum Catholique par XA (2010-12-09 10:32:13) 

Né à Angers en 1973, Samuel Martin est titulaire d'une maîtrise de lettres classiques. Formateur, il est également sculpteur et peintre, après avoir passé deux années de formation à l'Atelier de la Sainte Espérance du Barroux.

Il vient de publier aux éditions Via Romana Esthétique de la nouvelle messe, préfacé par M. l'abbé Barthe.

Il répondra aux questions des liseurs du Forum Catholique le lundi 13 décembre 2010, de 18h30 à 22h. Pour la qualité des débats, les liseurs sont invités à poser dès à présent de premières questions, afin de permettre à notre invité de préparer quelques réponses au préalable.



Présentation de l'éditeur :
La réforme de la Messe de 1969 a suscité initiatives et bouleversements dont Benoît XVI a lui-même souvent déploré les dérives anthropocentriques et iconoclastes. Mais qu’en est-il de la majesté du rite, de l’esthétique inhérente aux églises, au chant, au vêtement, au mobilier liturgique ?
Samuel Martin réagit ici en « homme de l’art » et appelle à cette « Réforme de la réforme » souhaitée par le pape, tant pour la beauté restaurée du geste liturgique que pour le digne hommage rendu au Créateur.

On peut commander l'ouvrage sur le site des éditions ou chez tout bon libraire, comme Livres en famille, par exemple.
images/icones/carnet.gif  ( 9519 )L'avis de Christophe St-Placide par XA (2010-12-10 08:38:28) 
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Esthétique de la nouvelle messe
Posté par summorum-pontificum dans Le livre de la semaine le 11 2nd, 2010 |



Il s’agit d’un petit livre qui vient de paraître aux éditions Via Romana. Une centaine de pages, qui abordent la question de la nouvelle messe sous un angle original, l’esthétisme. Signé Samuel Martin, sculpteur et peintre, un homme de l’art donc, qui aborde la question liturgique principalement sous cet angle.

L’ouvrage est préfacé par l’abbé Claude Barthe qui note très finement :

« Le Concile, nous dit-on, a voulu donner la parole aux laïcs. Et à la stupeur des clercs, qui rêvaient de laïcs cléricalisés,ils l’ont prise tout bonnement et pas précisément pour dire ce que les clercs “esprit du Concile” eussent voulu qu’ils disent. »


La thèse de l’ouvrage de Samuel Martin est simple : la réforme de Paul VI a provoqué une profanation du sanctuaire et de la liturgie, au sens où elle a introduit massivement le profane dans le lieu par excellence du sacré.

Après une introduction intitulée « Le Beau vu d’en bas », l’auteur dresse un triptyque dont le premier élément s’intéresse à la notion de participation, le deuxième à la « Maison d’Église » et le troisième à la « liturgie de la parlote ».

Sa conclusion :

« La réforme a eu lieu, et pas le renouveau. L’esthétique avilissante émanant de la nouvelle messe en a détaché beaucoup de fidèles, ce qui n’était pas prévu. Il s’agit maintenant de restaurer l’usage de la messe de saint Pie V, dont la beauté est garante de la vérité. Le motu proprio Summorum Pontificum est un premier pas. Mais l’Église ne fera pas l’économie d’une étude du concile Vatican II, et devra répondre clairement à la question fondamentale : l’évolution conciliaire “qui a été provoquée par Vatican II est-elle conforme, est-elle contraire à la doctrine antérieure des papes et des conciles ?” (Jean Madiran) ».


Sans en avoir l’air, ce petit livre portant sur l’esthétique dérange déjà. Selon mes informations, une très grande librairie religieuse refuse de le vendre. D’autres s’étranglent à l’idée de voir remis en cause la réforme par ce biais. Alors qu’à Rome, la réforme de Paul VI est objet de débat, alors que le Concile Vatican II est réévalué, en France, l’idéologie conciliaire verrouille encore et se retranche derrière un mur de la honte.
images/icones/carnet.gif  ( 9520 )Laideurs liturgiques (Jean Madiran) par XA (2010-12-10 08:54:30) 
[en rponse 9518]

Laideurs liturgiques

La protestation de l’art sacré

Sous un manteau de Noé en l’occurrence injustifié, on ne pourra pas éternellement cacher ce qu’il en est de cette « messe de Paul VI » interminablement évolutive à laquelle un parti dominant dans le clergé reste partialement attaché : cette messe n’est pas seulement un peu moins riche, un peu moins pieuse, un peu moins édifiante que la messe traditionnelle ; elle est défectueuse.

Elle est, nous rappelle l’abbé Claude Barthe, « un appauvrissement de la capacité de médiation de la liturgie chrétienne ».

Ce fut « l’utopie de Paul VI », ce fut un « cercle carré », dit encore l’abbé Barthe dans sa préface à un fulgurant opuscule de Samuel Martin : Esthétique de la nouvelle messe, qui vient de paraître aux Editions Via Romana. La caractéristique de cet ouvrage est d’analyser la liturgie nouvelle dans ses manipulations destructrices de l’art sacré : architecture ; mobilier liturgique ; chants ; traductions en français ; tout ce qui, dans son langage esthétique, s’est mis depuis plus de quarante ans à hurler dans les églises.

Samuel Martin est un artiste : c’est-à-dire en l’occurrence un homme de métier. Peintre et sculpteur, formé dans l’Atelier de la Sainte Espérance au Barroux dirigé par Albert Gérard, pour les classificateurs il relève donc de l’école d’Henri Charlier, dont il demeure actuel, spécialement en matière d’art sacré, de consulter le livre intitulé Le martyre de l’art. « L’art chrétien, disait-il, consiste à montrer Dieu en toutes choses, et non point à manifester ses propres sentiments sur Dieu. »

Le principe, le faux principe qui commande la dégringolade esthétique de la messe nouvelle, nous démontre Samuel Martin, est celui d’une conception erronée de la « participation active des fidèles » :

« Son application exige une église d’un plan spécifique, et le caractère quelconque, voire la laideur de l’autel et du mobilier liturgique, des vêtements sacerdotaux, des textes et des chants (…). La liturgie réformée a pu donner l’impression, dans les débuts, d’être incontrôlée et d’aboutir à n’importe quoi, d’être anarchique, aberrante. En réalité, tout est explicable par ce principe, tout : y compris ce qui semble le plus excentrique. »

Il est vrai aussi que dans une société refusant toute distinction objective entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, la distinction objective entre le beau et le laid ne pouvait pas survivre elle non plus, pas même dans les rites, puisque la révolution liturgique avait l’idée fixe de se mettre au niveau des déficiences profanes de la modernité.

« Plus de quarante ans, c’est beaucoup pour la traversée de ce désert esthétique » de la messe nouvelle ou, disons mieux, des messes nouvelles : la réalité incite à employer plutôt le pluriel, bien que toutes ces messes nouvelles, comme l’explique Samuel Martin, relèvent d’un même esprit. Toutefois il apparaît aujourd’hui que dans un nombre hélas très limité mais croissant de paroisses, le clergé et (ou) les fidèles s’efforcent d’« enrichir » leurs si pauvres messes par un recours à divers éléments tirés du rite traditionnel, selon une suggestion de Benoît XVI. On ne voudrait pas que dans ces paroisses une telle bonne volonté, respectable et apportant sa pierre, se sente contrariée ou choquée par la nécessité corrélative d’une claire analyse des défectuosités dominantes. Mais enfin, observe Yves Daoudal, « si une bonne messe de Paul VI doit ressembler à une messe de saint Pie V, était-ce bien la peine de changer… »

Bref, du point de vue esthétique, la révolution liturgique a été une « irruption du ridicule dans le sacré » : or « quand le sacré est victime du ridicule », explique Samuel Martin, « cela s’appelle un blasphème ».

Car le « non-dit » de la révolution liturgique a bien été le « refus du sacré », et ce refus « s’est exprimé de façon concrète dans l’esthétique ».

Lisez ce livre, il est instructif, il est opportun, il est décisif.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 7215 de Présent du Vendredi 5 novembre 2010
images/icones/info2.gif  ( 9525 )le sommaire par Via Romana (2010-12-10 22:20:10) 
[en rponse 9518]

Un grand merci à XA pour cette nouvelle invitation d'un de nos auteurs sur le Forum catholique.

Pour vous donner une idée du contenu de l'ouvrage, en voici la table des matières :

Préface de l'abbé Barthe

Introduction : Le Beau vu d’en-bas

I. Simple et participative
- Une noble simplicité
- La participation active… laïque et obligatoire

II. La Maison d’Église
- Lieu inexistant
- Lieu existant

III. La liturgie de la parlote
- Les textes
- La chansonnette

Conclusion

À vos claviers !