Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 9435 )Clergé diocésain et Motu Proprio par NB (2010-11-29 11:27:00) 

A ce jour, le nombre de curés ayant utilisé les dispositions du Motu Proprio dans leurs propres paroisses, demeure relativement faible, voire très faible si l’on ne s’attache qu’à la messe dominicale.

Ce bilan numérique apparemment décevant traduit il selon vous un désintérêt (ou un rejet) du clergé diocésain pour la forme extraordinaire du rite romain ?

Question complémentaire : Avez-vous des informations particulières quant à la réception du Motu Proprio parmi les séminaristes diocésains actuels ?
images/icones/neutre.gif  ( 9481 )[réponse] par Abbé Claude Barthe (2010-11-30 19:23:18) 
[en réponse à 9435]

Le nombre de curés ayant utilisé le MP est, en effet, faible. Il faut cependant dire que la demande des groupes stables est, dans la majorité des cas, remontée vers l’évêque, lequel a accordé une messe conforme à celui de 1988, désignant un prêtre et une église. Au total, en France, cela donne une petite centaine de messes dominicales en plus (avant le Motu Proprio de 2007, il y avait 132 lieux de culte tridentins autorisés et 184 desservis par la Fraternité Saint-Pie-X et ses communautés satellites). Ce n'est donc pas si mal.
Par ailleurs, il faut considérer l’effet à venir du MP : de nombreux prêtres diocésains ont appris ou apprennent à dire la messe traditionnelle. Et c’est bien pour la célébrer un jour.
De la part des séminaristes, la réception est excellente : dans certains séminaires diocésains, le nombre des séminaristes qui se disposent à célébrer les deux formes atteint 20% au moins. Une indication chiffrée : au Séminaire français de Rome, l’an passé, sur 35 séminaristes proprement dits, 9 ont demandé au supérieur, le P. Bataille, qui a refusé, la célébration d’une messe traditionnelle une fois par semaine. Lorsque l’on connaît le climat qui peut régner dans certains séminaires, ces 9 qui ont osé représentent énormément.
En revanche, la messe extraordinaire n'a pas encore pénétrée dans les murs mêmes des séminaires diocésains.