
( 9444 )
De la fécondité spirituelle du nouveau rite sous d'autres cieux par Aétilius (2010-11-29 21:58:18)
Nouvelle question de ma part.
Il faut être soit fou soit malhonnête (mais cela existe : je les ai rencontré(e)s...) pour nier la terrible réalité actuelle qui veut que la France soit en grande partie déchristianisée, l'Europe suivant légèrement en retard, mais sans une avancée si spectaculaire que cela de notre beau pays, la nouvelle liturgie en étant certainement, au moins en partie, responsable.
Que rétorquer à l'amoureux de la version actuelle de la liturgie de l'Eglise quand il dit que, certes, en Europe, cela marche moyen (et encore, il vous citera la Pologne, l'Italie, l'Espagne...), mais que cela marche du tonnerre ailleurs, en Afrique, au Vietnam, en Amérique latine...?
La liturgie moderne ne pourrait donc être très féconde, sous d'autres cieux que les autres ?
Si c'est le cas, cela ne pourrait-il pas nous amener à douter du combat pour la liturgie traditionnelle, simple préférence un peu "high church" et snobinarde de certains "dinosaures" maurassiens (cf. Mgr Vingt-Trois) de la vieille Europe, et des pays de peuplement européen récent (USA en particulier) ?
Bref, serions-nous à côté de la plaque ?

( 9489 )
Elle marche du tonnerre croyez-vous ? par Abbé Claude Barthe (2010-11-30 20:02:53)
[en réponse à 9444]
Je doute fort que la liturgie moderne marche du tonnerre en Afrique, au Vietnam, en Amérique latine. Ce n’est pas l’avis du cardinal Ranjith pour l’Asie, d’une flopée d’évêques pour l’Amérique latine, de quelques prélats (moins nombreux, il est vrai) pour l’Afrique. Je pense d'ailleurs que serait du racisme que de dire que le missel de Paul VI convient parfaitement aux Africains.
La préférence pour la liturgie traditionnelle peut certes avoir des motifs esthétiques, mais outre que l’esthétique est on ne peut plus structurante pour les individus et les civilisations, le moteur de cette préférence est le refus de la profanation du culte romain – profanation au sens d’envahissement, non pas total, mais conséquent du profane moderne au sein de la liturgie.
Et si nous sommes à côté de la plaque, Cher Aétilius, tous les chrétiens orientaux qui sont restés fidèles à leurs rites splendides, le sont avec nous.