Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 9421 )Une reforme de la réforme avant la réforme ! par Vulpus (2010-11-24 14:00:01) 

A Thiberville, le curé, Monsieur l'abbé Francis Michel n'a pas attendu l'arrivée de Benoît XVI pour célébrer la nouvelle messe avec bon nombre des réformes que vous proposez dans votre livre et qui s'avèrent très attractives pour les fidèles non "tradis". L'expérience montre que le facteur temps est important, en effet, c'est avec beaucoup d'explications et de charité que les fidèles acceptent et comprennent le sens de la démarche de leur pasteur. Après bon nombre d'années peu sont ceux qui ont quitté la paroisse, beaucoup au contraire y sont venus et parfois de fort loin !*
Remarque : Monseigneur Gaillot fidèle à son libéralisme a laissé cette expérience se dérouler, son succésseur a laissé faire, quand au dernier, on sait le combat violent qu'il mène pour expulser ce prêtre et l'on a vu la mobilisation étonnante des fidèles (toutes traditions liturgiques confondus ).
Mes questions sont :
1- Pensez- vous que ce facteur temps est important pour la réalisation de cette réforme.
2- Quel serait, selon vous, la réaction des évêques français si Rome encourageait officielement ce genre d'initiative

* je crois que d'autres "expériences" du même type ont eu lieu en France
images/icones/neutre.gif  ( 9465 )Oui, le facteur temps, par succession des générations par Abbé Claude Barthe (2010-11-30 18:38:48) 
[en rponse 9421]

Vous avez parfaitement raison, Cher Vulpus : la pratique de l’abbé Michel (et d’autres semblables en France et ailleurs) ont anticipé ce que l’on nomme aujourd’hui Réforme de la réforme.
Le facteur temps – avec son corrolaire de changement de personnel : les prêtres de génération réforme de Paul VI disparaissent ; les prêtres de la génération Motu Proprio s’installent – est en efet important.
Des évêques français pourraient pour commencer à imiter le pape, par exemple lorsqu’il donne la communion sur la langue. Un encouragement spécifique donné à des prêtres pratiquant une traditionalisation de la messe de Paul VI serait une bénédiction. Il ne s’agirait pas d’un nouveau texte normatif, mais d’une constatation que la communion sur la langue, la célébration vers le Seigneur, l’usage du latin, etc. sont parfaitement légaux. Cet enfoncement de portes en théorie ouvertes, mais en pratique fermées pourrait s’obtenir par des « questions », dubia, posées à la Congrégation pour le Culte divin.