Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 913 )Prévention du sida par Emmanuel (2006-12-11 12:23:05) 

A l'occasion de la lutte contre le sida, nous avons entendu toutes les associations et hommes publiques promouvoir l'utilisation du préservatif. Nous connaissons la loi naturelle que promeut l'Eglise.

L'argumentation que j'ai ce base sur la moralité et les bons résultats des pays prônant l'abstinence plutôt que le préservatif dans la lutte contre le sida. Ces deux points ne sont pas très fort ; la morale n'étant plus une norme et les chiffres des pays (comme l'Ouganda) n'étant pas très représentatif de l'ensemble du monde.

Que pouvez-vous dire à ce sujet à nos contemporains, particulièrement aux jeunes ? Comment leur expliquer le dilemme du préservatif ?
images/icones/neutre.gif  ( 942 )Prévention du sida par Dominique Morin (2006-12-11 20:41:16) 
[en réponse à 913]

Je vous joins simplement une lettre que j’ai écrite en restant disponible pour approfondir.
Je dirais simplement qu’il faut viser haut dans l’éducation car on s’inscrit dans la durée. Avec le préservatif, il y a des périodes de trouille et le reste du temps. Des conditions de passage à l’acte, d’utilisation, de fiabilité qui rendent aléatoire cette limitation des risques. Il faut au moins la compléter par une responsabilisation et ne pas le présenter comme une panacée qu’il n’est pas. Avec la peur et la difficulté d’intégrer la peur dans l’acte d’amour, les jeunes deviennent réceptifs à un discours honnête et exigeant. C’est sur l’éducation globale du petit être qu’il faut miser. L’Afrique malheureusement a aussi d’autres difficulté, la vision magique de la guérison, la pauvreté et le manque d’hygiène et de stérilisation du matériel, la polygamie et la banalisation de la sexualité. Mais derrière un discours présenté comme accessible aux Africains, il y a le racisme malthusianiste, l’idéologie de l’ONU qui veut s’imposer et nos propres incohérences.
Mais la morale reste le seul moyen d’élever la personne, de la responsabiliser et de la sauver de ses dérives.
Pour les jeunes, voir la lettre.
images/icones/neutre.gif  ( 943 ) L’amour n’est pas un jeu ! par Dominique Morin (2006-12-11 20:46:06) 
[en réponse à 942]

L’amour n’est pas un jeu !
Adolescent, j’ai joué à l’amour avec des filles sans en respecter aucune. Jouisseur égoïste, j’ai vite cessé de croire en l’amour. M’étant enfin converti, j’ai retrouvé la foi dans l’amour à travers de véritables amitiés avec des femmes catholiques grâce à la chasteté. Souhaitant épouser une amie que j’aime toujours quand j’ai découvert que j’avais contracté le sida dans ces années de débauche, j’ai choisi raisonnablement de renoncer au mariage.
Quand j’entends parler de prévention, je vois forcément plus loin que le sida. Jouant sans respect avec l’amour, j’y ai perdu les capacités nécessaires pour construire ma vie avec la personne que j’aime. À qui souhaiter ce malheur, sans parler du sida ? Le vagabondage sexuel et les pratiques contre-nature propagent le sida, le préservatif n’incite qu’à en limiter les risques. Est-ce une prévention sérieuse ou une résignation à subir ses pratiques désordonnées ?
Au lieu de réduire l’amour à un jeu dangereux, fondez plutôt vos relations entre garçons et filles sur de solides amitiés. L’avenir, c’est déjà demain ! Piégés dans des relations décevantes qui ne tiennent pas leurs promesses, d’un partenaire à l’autre, vous blessez durablement vos cœurs et vos corps. L’illusion mortelle de l’amour libre mène au sida et à l’avortement, tragédies d’un amour dévoyé, contraception et préservatif n’y pouvant pas grand chose.
Ce que l’Eglise vous propose, c’est de rendre à l’amour sa promesse de joie et de paix en l’ouvrant à la vie par l’exigence de la vérité et de la justice. À cause du sida, je ne peux plus me donner totalement à la femme que j’aime sans lui faire courir un risque. La seule vérité du sida, après le mensonge et la peur, c’est la solitude au bout du chemin. Confondre la recherche de plaisir dangereux avec l’amour révèle la confusion et le fatalisme d’une société qui ignore ou refuse la fécondité du véritable amour et ne peut que vous inviter à subir votre sexualité.
La chasteté, maîtrise joyeuse et apaisée de sa sexualité, rend capable de ne pas la subir ni la faire subir à d’autres. La véritable liberté est un chemin ou amour ne rime pas avec peur et déception solitaire mais avec confiance et joie partagée.
Pas besoin d’être catholique pour comprendre qu’un amour rimant avec méfiance et peur, avec ou sans préservatif, est profondément malsain. Si vous voulez du plaisir à tout prix, prenez vos risques, vos pauvres précautions et bonne chance ! Mais n’attendez pas de moi que je vous encourage dans cette médiocre dérision de l’amour. Vous méritez mieux que ça ! L’amour ne vous apportera que paix et joie si vous le respectez. Vous, adolescents à qui l’on ment, avez le droit de savoir cette vérité avant de pouvoir choisir librement votre voie.
Quand je sautais en parachute sportif, si j’avais été averti que la voile que j’allais utiliser était abîmée mais que le risque était faible qu’elle se déchire en vol, que choisir ? Le plaisir du saut très agréable d’un côté et le risque minime de l’autre, j’aurais quand même préféré rester à terre. Seul l’esclave ou l’insensé risquent leur vie pour un plaisir. Ou l’ignorant à qui l’on a caché que le risque d’échec du préservatif existe à chaque fois. De nombreux témoignages d’échec par des personnes concernées me l’ont démontré !
Finalement qui sont les inconscients ? Ceux qui vous laissent prendre des risques en vous préparant l’enfer ou ceux qui vous invitent à réfléchir à l’amour et à ne pas le réduire à un risque ? Plutôt que de cacher ou déformer le discours catholique, n’avez-vous pas le droit de savoir toute la vérité avant de prendre des risques que vous aurez toujours à assumer seul ?
L’Eglise a toujours un discours raisonnable et réaliste, refusant de s’adapter à des mœurs tyranniques ou aux désirs égoïstes de jeunes. Elle rappelle à tous, à temps et à contretemps qu’on ne peut se moquer de l’amour sans risque mortel pour notre corps, notre cœur et notre âme. Elle voit le bien des âmes avant la satisfaction des désirs. Cette exigence est une promesse qui vous donnera les moyens d’accéder au véritable bonheur.
Choisissez toujours la liberté d’aimer dans la confiance et la vérité qui va vers la vie plutôt que la recherche de plaisir à tout prix qui mène au mensonge et à la mort.
Dominique Morin