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Deux questions par Athanase (2009-10-12 19:03:17)
1) Il y a urgence en matière d'éducation: oui, au-delà des questions liturgiques, le jeunes ont besoin d'une véritable éducation. Or, aujourd'hui, ils sont happés par le milieu. Votre expérience est intéressante: pourra-t-elle déborder le milieu "tradi" - entendu évidemment dans un sens sociologique: tout catholique qui reste fidèle à la Foi, à l'Eglise, est "tradi" ? Votre expérience pourra-t-elle faire tâche d'huile ? Je crois que c'est vital: comment admettre quelques dizaines de jeunes (voire quelques centaines) alors que des millions n'ont pas les structures éducatives correctes ?
2) Question qui n'a rien à voir avec la première: que pensez-vous des écrits du P. Tony ANATRELLA ? Il a écrit sur la jeunesse et dénoncé certaines dérives.

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[réponse] par
Abbé Régis Spinoza (2009-10-12 19:19:36)
[en réponse à 7919]
Cher Athanase,
Je répondrai à la première question. Je n'ai pas lu encore les écrits du Père Anatrella.
- L'Angélus n'est pas réservé exclusivement aux familles tradis. EN revanche, la liturgie traditionnelle est une des clefs de notre pédagogie ( éducation au beau). D'ailleurs, j'ai actuellement 4 enfants de choeur. Aucun n'était tradi ( les familles sont venues "par hasard") et surtout, ils éprouvent une grande joie à découvrir la liturgie traditionnelle!
L'Angélus n'est pas un ghétto à tradis mais doit demeurer un lieu d'édification. Le Seigneur s'est "contenté" de 12 apôtres pour l'évangélisation. Alors, notre structure, minuscule à l'échelle de notre pays, a pour fin de préparer des apôtres pour l'évangélisation de demain!
notons, au passage, que l'éducation religieuse est essentielle à l'éducation tout court. Certes, il peut y avoir une excellente éducation "naturelle" mais elle ne répond pas à ce désir inscrit chez l'homme du bonheur. Dieu, le Christ est Celui qui comble cette place en nos âmes et nous donne malgré les tempêtes de la vie un sens à celle-ci, du courage.
Ainsi, l'Angélus est ouvert à "toutes les pâmes de bonne volonté" à la condition essentielle que le projet éducatif de notre école réponde à leur idéal familial et surtout qu'ils acceptent ce projet d'école ( les parents) avec sincérité pour éviter toute dissension qui pourrait faire plus de mal que de bien dans l'âme d'un enfant ou adolescent. Cela suppose donc que la famille soit "convaincue", au départ.