Le Forum Catholique

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images/icones/info2.gif  ( 7711 )Le lundi 23 mars 2009, Michel Fauquier répond aux liseurs du Forum Catholique par XA (2009-03-18 08:01:28) 


Michel Fauquier est professeur agrégé d’histoire enseignant en khâgne moderne (la Perverie, Nantes) et dans un Institut de Lettres et Sciences politiques (Institut Albert-le-Grand, Les Ponts de Cé/Angers).
Il vient de publier aux éditions Tempora une Lettre ouverte du dernier des chrétiens au premier des Français à propos de l'ouverture des magasins le dimanche.

Présentation de l'éditeur
Une école politique affirme sans sourire que le repos dominical est désuet voire néfaste en ces temps de crise économique. Or l’analyse des conséquences sociales de l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche, démontre que cela nourrirait précisément les moteurs de la crise mondiale que nous traversons. Examinant les conséquences les plus concrètes comme les effets à long terme, Michel Fauquier appelle à une réflexion qui ne soit pas menée au nom des seuls impératifs économiques, mais qui prenne en compte le véritable intérêt humain.
images/icones/carnet.gif  ( 7712 )Recension de La Nef par XA (2009-03-19 13:29:58) 
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La Nef

Ces deux opuscules (dont celui de Michel Fauquier, ndxa) offrent des arguments pour éviter que le dimanche ne devienne un jour comme les autres. Les deux auteurs dénoncent le tout économique et rappellent au Président son discours du Latran: l’un, curé enthousiasmé, en avait lu des extraits en chaire et reconnaît sa cruelle désillusion ; l’autre, professeur d’histoire, sans doute plus lucide sur l’imposture des propos sarkozystes, se contente de mettre en évidence la contradiction. Si le combat est commun, les deux livres diffèrent sensiblement. « Grande gueule » sur RMC, le père Gourrier est privé à l’écrit de l’intensité sonore revendiquée. Son propos, assez court, convaincra sans doute au café du commerce qui, souhaitons-le, restera ouvert le dimanche. On préférera l’argumentaire plus rigoureux de M. Fauquier. Tout en tenant compte des exceptions nécessaires, l’auteur rejette une logique qui fait « comme si la société n’était pas un tissu, mais une addition d’individus »; il décrypte habilement le piège du « au nom de quoi ? » et y substitue judicieusement la question « au nom de qui? »; il propose des rappels historiques éclairants (les ineptes « décadi » révolutionnaires ; le mot de Kepler sur les protestants qui « aiment mieux être en désaccord avec le soleil que d’accord avec le pape »). Souhaitons que cette lettre ouverte persuade largement que « le repos dominical affirme le primat absolu de Dieu, mais aussi le primat et la dignité de la personne qui l’emporte sur les exigences de la vie sociale et économique, en quelque sorte par anticipation des “cieux nouveaux” et de la “terre nouvelle”, où la libération de l’esclavage des besoins sera définitive et totale » (Jean- Paul II).

Henri Quantin
images/icones/carnet.gif  ( 7713 )Lu sur Liberté politique par XA (2009-03-19 13:31:03) 
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Liberté politique
23 janvier 2009

Repos dominical : le compromis en débat Faut-il ou non accepter le compromis obtenu par les députés de l’UMP opposés au projet Mallié ? Charles-Henri d’Andigné recevait dimanche 18 janvier sur Radio Courtoisie l’historien Michel Fauquier, auteur d’une Lettre du dernier des chrétiens au premier des Français (Tempora), pour débattre au téléphone avec le député Jean-Frédéric Poisson. Le député UMP des Yvelines a rappelé les étapes d’une affaire où l’on n’est pas loin de perdre son latin : ce n’est pas un « projet de loi » mais une « proposition de loi », « pas un texte d’origine gouvernemental » mais « un texte d’origine parlementaire ». On en est à la troisième version, « enfin acceptable » après deux « inacceptables ». Le débat a commencé mi-décembre, puis le projet a été réinscrit au 15 janvier pour être finalement reporté. Après que le règlement de l’Assemblée nationale sera modifié, le texte « reviendra dans le courant du mois d’avril ». Pour le député, la situation actuelle est meilleure qu’auparavant : « Le principe du repos dominical est déposé et renforcé : le repos hebdomadaire est donné le dimanche. » Critique, Michel Fauquier ne manque pas d’apprécier l’intérêt de ce compromis, obtenu de haute lutte par les députés frondeurs de l’UMP, mais selon lui, celui-ci n’en reste pas moins insuffisant. Comment ne pas voir les difficultés qui vont se présenter dans les cinq à dix ans à venir avec son « phénomène de tache d’huile » qu’il ne manquera pas d’initier ? Comment définit-on les fameuses « zones touristiques » et « zones frontalières », ces zones pour lesquelles on voudrait la généralisation des dérogations ? Parce qu’enfin, il y aura toujours « la zone qui est derrière la zone frontalière », et la zone dite touristique, car on peut affirmer qu’à peu près toute la France est zone touristique ! Pour l’auteur de la Lettre du dernier des chrétiens au premier des Français, la soi-disant liberté offerte disparaîtrait vite : « On a mis la charrue avant les bœufs. » Jean-Frédéric Poisson l’admet honnêtement, ne niant pas la « force des habitudes contemporaines contractées, ni la force du commerce et de l’échange ». Mais il essaie de comprendre : « Nicolas Sarkozy est un vrai libéral qui a une approche de type nord-américain », pour lui, « plus on travaille plus on crée de richesses, en termes de principes, on ne doit pas être empêché »… L’émission prend un tour des plus intéressant à la question du coût politique d’un débat que nul n’avait pas prévu aussi houleux. Jean-Frédéric Poisson l’avoue : tout le monde est de fait « contre » cette proposition de loi, et le coût politique est plus négatif que positif. L’émission se conclut par une intervention de Joseph Thouvenel, secrétaire général de la CFTC , très mobilisé contre les « pièges de la proposition de loi », signe d’un matérialisme qui encourage le « consommer, vendre et produire à tout moment », « visage que se donne en réalité le libéralisme d'où est née cette proposition de loi ». Quant au problème de Plan-de-Campagne, l'énorme zone commerciale des Bouches-du-Rhône située sur la circonscription de Richard Mallié, ni frontalière, ni touristique et qui ouvre illégalement tous les dimanches depuis plus de quinze ans, il redit que les syndicats ne sont pas des coupeurs de têtes et qu'ils proposent un plan de retour à la normale, doucement, sur les quinze ans qui viennent ». Alors que le régime actuel prévoit « des exceptions de bon sens », le syndicaliste pense que « c’est toute la France qui ouvrira le dimanche si on laisse faire ».
images/icones/carnet.gif  ( 7714 )Article de Presse Océan par XA (2009-03-19 13:34:26) 
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Le dimanche est sacré
Presse Océan - jeudi 12 février 2009 Société. Il a écrit une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy


Professeur d'histoire à Nantes, Michel Fauquier s'oppose au travail le dimanche. Il dit pourquoi dans un livre.
Il se dit chrétien et son look catho « tradi » au maintien un peu raide laisse à penser qu'il se sent plus proche de Benoît XVI que de Jean-Paul II. Son livre s'intitule d'ailleurs Lettre ouverte du dernier des chrétiens au premier des Français à propos de l'ouverture des magasins le dimanche (*).

Le dernier des chrétiens, c'est lui, Michel Fauquier, professeur agrégé d'histoire, enseignant en classe prépa à Nantes et à Sciences po Angers. Le premier des Français, c'est bien sûr Nicolas Sarkozy.

Pourquoi ce livre ? Parce qu'il a été « abasourdi » par l'annonce du projet du gouvernement visant à autoriser l'ouverture des commerces le dimanche. Et pas seulement en tant que catholique pratiquant attaché au « jour du Seigneur ». « Le respect du repos dominical n'est pas qu'une affaire religieuse. C'est une nécessité vitale pour toute la société ». Car même si c'est « un décret divin » qui a institué le repos hebdomadaire (« pendant six jours tu oeuvreras [...] mais le septième est un sabbat pour ton Dieu »), il y a belle lurette que le dimanche « est pour beaucoup le jour où l'on peut se lever tard et faire la sieste » plutôt que d'aller à la messe.

Ce n'est donc pas seulement en tant que chrétien que Michel Fauquier s'oppose à la banalisation du dimanche. Mais d'abord parce qu'à ses yeux, celle-ci porte en germe un vrai risque d'« atomisation de la société », déjà au bord de la dissolution : « Cela aboutira à jouer une catégorie de citoyens contre une autre : ceux qui auront droit au repos hebdomadaire et les autres ».

« Une catégorie de citoyens contre une autre »

Et qu'on ne lui dise pas que les salariés auront le choix. « Ils seront soumis à de multiples pressions. Regardez les caissières : elles ne choisissent pas leurs horaires. Pour le dimanche, ce ne sera pas différent ».

L'ouverture des magasins sera limitée à huit dimanches par an ? « Dans quelques années, on nous dira : pourquoi ne pas passer de huit à onze ? Et si on l'autorise dans certaines zones, rien n'empêchera par la suite de l'étendre à des villes entières et, finalement, à tout le pays ». Bref, il y a un vrai risque de généralisation. Si au moins, cela pouvait relancer la croissance. Mais le prof n'y croit pas. « Cela supposerait que les gens ont de l'argent de côté à dépenser le dimanche. Ce qui n'est évidemment pas le cas. Beaucoup auront donc recours au crédit. Ce sera dramatique ».

Son livre se veut « un simple rappel de règles de bon sens ». Reste à savoir si le premier des Français trouvera le temps d'y jeter un oeil.

Xavier Boussion

* Editions Tempora, 9,90 €.