Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=7322
images/icones/coeurbrise.gif  ( 7322 )De 64 à 46 par XA (2009-02-13 16:12:01) 

Merci de votre présence à ce rendez-vous, cher Monsieur. C'est pour ce qui me concerne ue grande joie de vous recevoir sur ce forum. Comme j'ai eu l'occsion de vous l'écrire, je suis au nombre de ceux qui attendent avec impatience la parution des différents tomes de l'Intégrale de Michel Vaillant. Le dernier, paru début février, n'a pas échappé à l'achat ! Je m'efforce de le lire lentement, sans quoi l'attente jusqu'au 24 avril va devenir vraiment étouffante...

Je me risque à une question qui concerne la bande dessinée en général, mais aussi Michel Vaillant.

Les albums de Tintin, Blake et Mortimer, Ric Hochet et Michel Vaillant comportaient en général 64 pages, à l'origine. Les scénarios étaient denses, les bulles bien pleines et de petite taille. Avec le temps, on constate que les albums ont perdu des pages, pour une norme quasi-canonique aujourd'hui d'environ 46 pages. Hergé est mort trop tôt pour connaitre cela. Le dernier Blake et Mortimer est resté au-delà. Mais, arrêtez-moi si je me trompe, ce n'est pas le cas deRic Hochet et Michel Vaillant. Bien d'autres BD fonctionnent avec le même schéma.

On pourrait s'arrêter au principe purement économique et se dire qu'il est évidemment plus rentable de produire un album de 46 que de 64 pages. Moins de papier, moindre poids, moinde temps de conception et de réalisation.

Mais il me semble aussi que les BD dans le même temps ont vu leur texte perdre de l'importance, les dialogues étant plus courts, pas toujours pour autant au détriment du scénario.

Pouvez-vous nous exposer votre point de vue sur les raisons de cette déperdition ? Est-ce purement économique ou cela cache-t-il une moindre imagination des scénaristes ?

XA
images/icones/1a.gif  ( 7356 )Pour rebondir sur le sujet par l'Hermitte (2009-02-16 18:48:04) 
[en réponse à 7322]

Je viens de lire "Paddock".

J'accrochais bien mais la fin est venue trop vite, dénouement trop rapide.

Il me manquait bien une dizaine de pages de suspense !
images/icones/neutre.gif  ( 7363 )De 64 à 48 pages par Philippe Graton (2009-02-16 19:01:21) 
[en réponse à 7322]

Ah, comme je suis d'accord avec vous!

En 62 planches (= album de 64 pages), on avait le temps de développer des scènes secondaires, souvent délectables (gags, scènes de famille, etc).

En 46 planches (= album de 48 pages), plus de digression possible; il faut aller à l'essentiel de l'histoire, et n'en raconter qu'une seule!

Cette règle, ce format nous fut dicté par les éditeurs (Raymond Leblanc, Dupuis) à la fin des années 60. Une BD coûte très cher à fabriquer, à cause de la quadrichromie. Beaucoup plus cher qu'un roman. Or, elle se vend trois fois moins cher qu'un roman!

Sauf cas particulier, une BD de 64 pages n'est plus viable. Et c'est très dommage, pour les lecteurs comme pour les scénaristes!

Merci pour votre commentaire sur l'Intégrale. Nous y travaillons beaucoup, avec une vraie vision et un grand souci qualitatif. C'est un travail énorme et ça fait drôlement plaisir de lire qu'il est apprécié. Le tome 6 ne vous décevra pas, promis!
images/icones/neutre.gif  ( 7408 )[réponse] par Roque (2009-02-16 22:18:15) 
[en réponse à 7363]

64 pages...comme les 64 cases d'un échiquier...intéressant, il faudrait y réfléchir, une association du monde de la course automobile et des échecs : certaines comparaisons sont édifiantes : précision, stratégie, technicité, pugnacité, nerfs en compote, positionnement ou ouvertures...bref que de ressemblances !