
( 7277 )
Pouvoir temporel par Antoine Gendreau (2009-02-11 11:19:27)
est-ce que si l'on regarde sur la longue durée l'Eglise n'a pas perdu plus qu'elle n'a gagné lorsqu'elle s'est fortement liée au pouvoir temporel ?
faire les "bons choix" en matière doctrinale l'Eglise sait faire mais en matière temporelle on peut facilement se tromper et faire des mauvais choix qui se paient longtemps après
bien sûr à de nombreuses époques cela lui a été particulièrement bénéfique mais est-ce que lorsque les erreurs (ou les horreurs) du pouvoir temporel surviennent alors que les liens avec l'Eglise locale sont étroits, ne crééent-elles pas un mal plus grand qui éclabousse l'Eglise toute entière et pour des siècles ?
en ce sens est-ce que la perte des états pontificaux n'a pas permis à l'Eglise d'accéder à un "stade supérieur", celui de puissance spirituelle, est-ce que cela ne l'a pas libérée ?

( 7309 )
[réponse] par
Philippe Pichot-Bravard (2009-02-11 20:42:31)
[en réponse à 7277]
Il est certain que l'Eglise est sortie renforcée de la perte de sa puissance temporelle, une fois réglée la question de son indépendance temporelle grâce aux accords du Latran.
Cependant, quand vous parlez des "horreurs" du pouvoir temporel, j'avoue ne pas savoir à quoi vous faites allusion. En 1850, la population des Etats pontificaux était très majoritairement attachée au gouvernement pontifical même si une partie de cette population en déplorait certains usages et certaines pesanteurs que Pie IX s'employait alors à corriger. Lors de la réalisation de l'unité italienne, le bon déroulement du plébiscite de ratification a exigé de rayer des listes électorales un grand nombre d'électeurs connus pour leur sympathie à l'égard du gouvernement pontifical.