Le Forum Catholique
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( 7079 )
Qui peut être roi ? par Carbuccia (2009-01-21 22:03:08)
Un roi pour la France, certes, mais qui selon vous est aujourd'hui digne de porter la couronne ? Un héritier des dynasties régnantes ? Lequel parmi ceux-ci a vos préférences et surtout, indépendamment d'un droit d'héritage (peut-on sérieusement opposer au Droit Divin un quelconque traité de renonciation ?)pouvez vous choisir entre la branche issue d'un régicide avéré (la tache est indéniable quel que soit le pardon accordé en son temps par le comte de Chambord)et une autre branche issue tout aussi directement mais dignement et incontestablement des Rois de France ? Ou préfèreriez-vous un homme nouveau , émanation d'une nouvelle royauté "démocratique", mais alors qui et comment ?

( 7167 )
[réponse] par
Yves-Marie Adeline (2009-02-02 18:26:56)
[en réponse à 7079]
Les querelles de prétendants n’intéressent qu’une petite minorité de gens. Ce que je crois avant tout, c’est qu’après plus de 160 ans d’absence du pouvoir (disons depuis 1848) les Capétiens n’inspirent plus grand’chose à la majorité des Français. Songez que Louis XVIII, finalement, succède à son propre frère, après 22 ans de vacance des lis ; Napoléon III est né en 1808 comme véritablement prince, fils de roi et neveu d’un empereur en exercice ; Monk a restauré la royauté anglaise après 12 ans de république ; Franco aurait pu, s’il avait voulu, restaurer Juan, le propre fils d’Alphonse XIII, plutôt que son petit-fils Juan-Carlos ; Sihanouk n’a fait que remonter sur son trône : à chaque fois, entre la chute et la restauration, des régimes de courte durée. Aujourd’hui, pour enjamber 160 ans de notre histoire il faudrait un grand mouvement de nostalgie populaire ; or les peuples ont toujours la mémoire courte, ce sont les élites qui ont la mémoire longue. Pour les Capétiens français, cela signifie que le fait d’être un prétendant en titre ne pèse pas lourd, c’est avant tout le charisme d’un prince qui pourrait convaincre les Français de le suivre à rebours du chemin qu’ils ont tracé pour la république.

( 7182 )
Le charisme ne fait pas tout. par Rémi (2009-02-02 19:08:09)
[en réponse à 7167]
J'ai bien peur cher Monsieur que le seul charisme d'un homme, fut-il Prince, fut-il légitime (c'est important de mon point de vue mais c'est en effet un autre débat), ait-il les capacités pour gouverner et le désir de le faire ne suffise à convaincre les Français de le suivre à rebours du chemin qu’ils ont tracé pour la république, selon votre belle formule. Mais qu'hélas ils ne se satisfassent encore longtemps, bon an mal an, en grognant à la mode de France c'est à dire sans guère de conséquences, d'un régime qui semble avoir de nombreux jours devant lui, aussi gangrené qu'il soit.
Sauf précisément à ce que les circonstances historiques ne rendent pressant à nos compatriotes le besoin d'un homme providentiel, qui pourrait-être le roi.
Pensez-vous que seules des circonstances exceptionnelles et extrèmement difficiles pour notre pays pourraient entrainer le changement de régime et l'avènement d'un Prince doué des qualités que nous disons, et certes le charisme n'est pas la moindre, ou bien qu'il existe un espoir, et lequel, de voir notre peuple par raison, par un attachement redécouvert (et comment?), en douceur, se tourner non pas à défaut mais volontairement et positivement vers ceux qui ont fait la France?
Merci beaucoup, Monsieur, d'avoir accepté de participer ce Rendez-Vous et d'y répondre à nos questions.

( 7198 )
[réponse] par
Yves-Marie Adeline (2009-02-02 19:36:28)
[en réponse à 7182]
Sur le principe, je me range à l'idée que l'on puisse instaurer une dynastie nouvelle. Mais cela présente de gros risques de voir subsister une famille qui pourra toujours exciper de sa légitimité historique. De toutes façons nous n'en sommes pas là : encore faudrait-il qu'un royalisme politique soit possible. Il y a 17% de royalistes en France, et autant de républicains en Angleterre: est-ce un miroir désespérant, ou la promesse d'une aube à venir? De toutes façons je ne m'occupe plus de cela.

( 7201 )
Pardonnez-nous par Rémi (2009-02-02 19:43:13)
[en réponse à 7198]
de revenir encore sur ces aspects de votre parcours et de ce que vous pouvez en dire. Qu'on ait apprécié ou non certaines de vos options, comprenez qu'il nous intéresse encore et que nous sommes heureux de pouvoir un peu échanger avec vous à ce propos.
Mais fors mes questions déjà envoyées, je n'insiste pas, et m'en vais lire petit à petit les autres sujets.
Merci encore d'être ce soir des nôtres.

( 7217 )
admettons, pourquoi pas l'ordalie? par aloisius gonzagus (2009-02-02 20:25:56)
[en réponse à 7201]
Si jamais les monarchistes avaient la possibilité de revenir au pouvoir, mais qu'il y avait un conflit de personnes entre Bourbons et Orléans, pourquoi ne pas en revenir à une bonne vieille ordalie ou les deux prétendants se battent jusqu'à la mort et la survivance d'un seul, ne serait-ce pas la solution?

( 7228 )
Je vote par Rémi (2009-02-02 20:55:15)
[en réponse à 7217]
pour, en l'état actuel des choses on peut espérer que le plus jeune...
Très bonne idée, on ne peut plus traditionnelle. En plus le folklore, ça plait toujours!

( 7232 )
[réponse] par Didyme (2009-02-02 21:09:15)
[en réponse à 7198]
Néanmoins vous ne pouvez faire abstraction des règles de la constitution française. Par constitution, j'entends l'âme de la France. Les règles de succession au trône royal, en particulier, ne sont pas issues d'une personne, d'une tradition ou d'un évènement. Elles sont issues d'une organisation particulière de la France, jointe à un contexte politique et aux coutumes.
Vous êtes monarchistes et pourtant vous semblez cosidérer que depuis 150 ans la légitimité est républicaine. Au contraire, je pense que la légitimité a disparu du domaine politique. Le bien commun est la condition essentielle de la légitimité. Et depuis 150 ans, le bien commun a été occulté au profit des luttes partisanes.
Je crois au contraire que la légitimité est en France naturellement royale. Et que les Français sauront retrouver leur ancienne fidélité au roi de France.
Un roi de France, même en exil, reste roi de France. Il succède au trône (et non "il hérite du trône") dès la mort de son père ; il est catholique ; il ne peut aliéner la couronne ni le domaine royal et il ne peut abdiquer (c'est ce que disait Louis XVI à son ministre Turgot quand il démissionna : "Vous avez de la chance, vous pouvez abdiquer.") Si l'absolutisme a corrompu la monarchie, le démocratisme moderne n'arrange rien.
Je suis admirateur d'une Etat de justice, comme Charlemagne ou Louis IX ont pu le mettre en place.
Et je pense qu'il y aura toujours de la place pour un Etat pareil. Le besoin s'en fait de plus en plus nécessaire. Je ne suis pas sûr que les Français en aient conscience, mais ils ne s'opposeront pas au principe royal. Ils ne combattrons que les restrictions de liberté.
Qu'en pensez-vous ? Vous semblez résigner à ne rien voir venir en France.

( 7241 )
CHRIST par Danielle V. (2009-02-02 21:34:39)
[en réponse à 7079]
le Seul.l'Unique

( 7256 )
Certes par Castille (2009-02-03 08:42:04)
[en réponse à 7241]
mais il faut une enveloppe matérielle, un corps charnel.
Au demeurant, avec nos échelles qui ne comportent qu'un seul degré, je ne vois pas qui aurait la grâce d'un Louis XVI face à l'adversité.
Rêvons un peu: qui constituerait une cours de nos jours? Est-ce que je vois là à l'extérieur?