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Pointure d'intervenants, on en demande plus ! par Glycera (2008-12-15 18:03:06)
De grandes pointures de l'Eglise se décident-elles à répondre sur Internet ?
De belles âmes accepteraient-elles de dialoguer sur les vraies questions de vie ?
Pas à faire de la confession sacramentelle, car il manquera la matière, la rencontre en un même lieu, mais proposer et assurer de la guidance spirituelle, de la réponse morale, de l'approfondissement personnel ou doctrinal.
Qu'est-ce qui gênerait ?
Les curés, les évêques, les moines, même les ermites agréés pourraient ainsi aider à distance des gens qu'ils n'ont jamais rencontrés.
La franc-maçonnerie a été condamnée parce qu'elle a refusé de se rattacher à la hiérarchie ecclésiale. Ici, ce serait des gens d'Eglise qui offriraient et veilleraient.
Internet, par son écran, permet d'aller au coeur des questions, sans être gêné par les circonstances, les horaires, les difficultés des timidités ou des poids sociaux, ou familiaux. C'est une liberté d'âme non négligeable. Avec le risque symétrique d'indiscrétion quand on est reconnu ou mis à jour. Mais c'est ainsi des conversations d'une heure dans l'autobus aussi. On masque trop l'aspect du pseudo sous la couardise de celui qui déblatère caché. N'oublie-t-on alors pas la libération de celui qui n'a pas à se prouver, et va directement au fait qui compte ? La vérité de l'idée sans acception d'aspect personnel, sans le bruit fait par la renommée (positif ou négatif) ?
Voyez-vous comme désiré, craint ou refusé ce type d'apostolat ?
Ce type d'aide?
Il est des sites d'écoutes, d'entraides, je pense à quelques protestants qui ont organisé des formations de "relations d'aide" car cela ne s'improvise pas. Ils font souvent beaucoup de bien, même s'ils entretiennent aussi en longue durée des discours introspectifs ou des étalages qui ne passent jamais à l'acte, qui ne s'incarnent pas. Mais c'est justement aussi appris dans ces cours aux aidants bénévoles.
Craint-on le "pouvoir" de gens comme cela arrivé dans des thérapies pas très thérapeutiques ?
Qu'est-ce que les églises en pensent ?
Glycéra
NB Ce point rejoint bien sûr celui des "certificats" de reconnaissance par une communauté (non virtuelle, c'est préférable, au moins le temps des stages).

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[réponse] par
Jean-François Mayer (2008-12-15 21:11:10)
[en réponse à 6605]
Il y a des gens qui essaient de le faire, il existe des évêques qui ont des blogues, des monastères qui aident des gens en ligne, des groupes qui tentent de créer des sites pour répondre de façon aussi compétente que possible à toutes les questions.... tout cela se fait.
Mais il faut assi garder à l'esprit un "petit" problème pas du tout négligeable: le temps que cela prend, tout simplement!
Voyez par exemple cette discussion: depuis 15h cet après-midi, je prépare des réponses aux questions qui m'attendaient sur le forum afin de pouvoir commencer à les mettre en ligne à 18h30. Il est 21h: cela signifie que, depuis six heures, je consacre tout mon temps uniquement à ce forum. Et il va y avoir une heure encore au moins.
Une fois de temps en temps, d'accord. Tous les jours ou même chaque semaine, impossible: cela finirait par prendre un temps considérable. Et nous sommes ici sur un forum à moins de 2.000 inscrits, si j'ai bien lu les statistiques.
Répondre aux questions sans cesse, c'est impossible. En revanche, tenir par exemple un blogue ou un site et aborder chaque semaine une ou plusieurs questions importantes, c'est possible et réaliste, pour une personne qui se sentirait appelée à de telles activités.
Pour les réponses au quotidien à toutes les questions, cela ne peut être qu'une activité de groupe de gens mandatés par une communauté pour s'en occuper. Il existe plusieurs expériences de ce genre, mais il faut évidemment la volonté d'y consacrer du temps et des ressources.
Beaucoup de choses seraient possibles, voire souhaitables – mais tout ne peut pas être réalisé. Je crois cependant que les initiatives de communication en ligne ne peuvent que se multiplier.
Jean-François Mayer