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Certificats de compétences ? par Glycera (2008-12-15 17:48:39)
Vous souleviez l'imprimatur...
papier.
Il était le reflet de l'Index.
Mais le magma actuel...
A part les rarissimes licenciés en théologie, qu'a-t-on de repérable ?
On pourrait établir une gradation, certificats de compétence : exégétique, catéchétique, conseil spirituel, lecture morale...
Pensez-vous que des gens d'Eglise aient planché sur ce type de degrés ?
Comment savoir qui est en face de vous ?
On juge l'arbre à ses fruits...
Oui, mais si l'on vient chercher une réponse plus fouillée que la sienne, comment avoir confiance en sus de son propre jugement ? Comment savoir ce que l'Eglise dirait ?
Dans les paroisses, les gens se connaissaient...
Dans les missions, le "grade" de catéchiste existe...
N'y aurait-il pas lieu, pour le plus grand profit des croyants de mettre en route ces degrés de confiance ? Ces surveillances, et ces validations ? Ainsi chacun apprendrait encore plus, les répondants certifiés et les discuteurs honnêtes.
Vous me répondrez que la jungle du monde fait qu'on utilise souvent les services de celui que son voisin ou celui de sa famille a recommandé (même chez les patrons de PME, 80% choississent leurs fournisseurs généraux en référence au choix de leurs amis ou concurrents).
Le Bio a son certificat Ecocert.
L'Eglise ferait-elle de même ?
Les formations en ligne, c'est tout de même facile.
Mais l'invisibilité de la personne permet aussi toutes les supercheries !
Que dites-vous de cette question ?
Glycéra
qui pense qu'une communauté (assez solide) pourrait justement choisir cela comme apostolat... et étendre par les laïcs reconnus les enseignements via la toile d'Internet ou les causeries autour des lieux de messe.

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[réponse] par
Jean-François Mayer (2008-12-15 20:55:33)
[en réponse à 6604]
Formations en ligne... oui, bien sûr, mais elles n'ont de sens que si les circonstances, l'éloignement géographique ou d'autres raisons empêchent les méthodes de formation classique.
J'ignore où vous vivez (dans quelle zone géographique), mais votre question, comme une précédente, semble suggérer des croyants qui vivraient dans un quasi isolement et auraient donc accès aux ressources ecclésiales avant tout par Internet. Or, par exemple pour celles et ceux qui vivent en France, je ne pense pas que cela corresponde partout à la réalité. Dans certaines régions, sans doute, mais beaucoup de gens peuvent se déplacer assez facilement, s'il le faut.
L'idée que vous exprimez après votre signature est intéressante, et il y a certainement une piste à suivre: pour des personnes isolées, ou aussi pour permettre des groupes qui se retrouveraient à une fréquence trimestrielle ou mensuelle de maintenir des liens et de poursuivre des efforts de formation dans l'intervalle.
Le projet que vous évoquez pourrait donc constituer une piste à explorer pour de nouveaux outils, mais – j'insiste encore – en essayant autant que possible de faire d'Internet un support pour des efforts développés pas uniquement en ligne.
Les succès de pratiques comme les retraites de Carême sur Internet montrent qu'il y a là un terrain sur lequel un travail est possible.
Si vous réalisez quelque chose dans ce sens, ce sera une bonne idée d'en informer ce forum le moment venu.
Et je vais voir combien de questions m'attendent encore...
Jean-François Mayer