Le Forum Catholique
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( 5275 )
Définition de la mort par Candidus (2008-03-11 11:18:52)
Bonjour Monsieur,
J’ai cru comprendre que le concept de « mort clinique » est une invention du milieu médical des années 60 qui a permis le développement de la pratique des greffes d’organes vitaux. Il serait apparu suite à la première greffe du cœur par le professeur Barnard en Afrique du Sud afin de justifier la transplantation d’un cœur vivant d’un individu à un autre.
Une majorité de moralistes catholiques semblent aujourd’hui accepter cette nouvelle définition de la mort. De fait, la pratique des transplantations d’organes vitaux ne paraît pas poser de problèmes à la plupart des catholiques, qu’ils soient patients, donneurs potentiels ou membres du corps médical.
Néanmoins, je crois qu’une minorité non négligeable de moralistes considèrent que la mort d’un être vivant ne peut être prononcée que lorsque toutes les fonctions vitales ont cessé et que l’on constate les premiers symptômes de la « cadavérisation ». Cette position a une conséquence grave puisqu’elle rend immorale la pratique actuelle des greffes d’organes vitaux.
Il me semble qu’il n’y a pas eu jusqu’à présent de prise de position claire du magistère sur ce thème. Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous éclairer sur l’état de la question ? Merci.

( 5305 )
Difficulté de définir les critères scientifiques de la mort par
Pierre-Olivier Arduin (2008-03-13 19:36:37)
[en réponse à 5275]
Je ne suis pas un spécialiste de cette question que j’ai peu travaillée. Il y a en effet débat sur cette problématique de la définition de la mort, extrêmement complexe par ailleurs. Jean-Paul II lui-même, dans un discours à l’Académie pontificale pour la Vie, avait demandé aux spécialistes du monde entier de se pencher sur la question pour préciser au mieux les signes scientifiques de la mort. Pour autant, la pratique des greffes d’organes est largement soutenue par l’Eglise à partir du moment où la personne est en état de mort clinique, même avec les critères actuels.

( 5317 )
Est-ce que la prudence ? par Emmanuel (2008-03-13 20:38:47)
[en réponse à 5305]
Pour autant, la pratique des greffes d’organes est largement soutenue par l’Eglise à partir du moment où la personne est en état de mort clinique, même avec les critères actuels.
Est-ce que la vertu de prudence et la morale ne nous enseigneraient pas d'éviter le prélèvement d'organe en cas de doute ? La question est de savoir si, philosophiquement et scientifiquement, il y a un doute sur l'état de mort complèt de la personne prélevée.

( 5320 )
extrait du Compedium du Catéchisme de l'Eglise Catholique par Evangelium Vitae (2008-03-13 20:45:00)
[en réponse à 5317]
476. Avant et après la mort, le prélèvement et le don d’organes sont-ils autorisés ?
Le prélèvement d’organes est moralement acceptable avec le consentement du donneur et sans risques excessifs pour lui. Pour que soit réalisé l’acte noble du don d’organes après la mort, on doit être pleinement certain de la mort réelle du donneur.

( 5321 )
Témoignages par Gentiloup (2008-03-13 20:55:23)
[en réponse à 5320]
Des membres du corps médial, amis, après avoir participé à un prélèvement ont averti qu'il ne faudrait plus compter sur eux à l'avenir. Par respect de la vie... Et non par respect religieux.

( 5332 )
il ne faut pas généraliser par Zombie (2008-03-13 21:52:36)
[en réponse à 5321]
et je sais de quoi je parle, je travaille dans ce domaine !

( 5346 )
Les Zombies par Eucher (2008-03-14 15:32:05)
[en réponse à 5332]
sont-ils cliniquement morts?
-Eucher