Le Forum Catholique
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( 445 )
Relations avec les différents évêchés par XA (2006-11-13 19:38:44)
Un autre liseur vous interroge :
Il y a quelques années, le supérieur du district avait fait le tour des évêques pour les rencontrer et étudier avec eux les possibilités d’installation de la FSSP dans leurs diocèses. Comptez vous renouveler cette démarche ?

( 447 )
[réponse] par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 19:41:26)
[en réponse à 445]
Bien sûr. Ce sera l’une de mes missions essentielles, et j’ai d’ailleurs commencé ces visites auprès des évêques. Se connaître permet de faire tomber bien des incompréhensions. J’essayerai donc de multiplier ces contacts, et pourquoi pas aussi, de répondre à l’invitation faite par certains évêques de participer à un débat théologique sur les questions sensibles. Je ferai appel pour cela à ceux d’entre nos prêtres qui me paraissent les plus compétents.

( 448 )
Allons plus loin... par XA (2006-11-13 19:43:15)
[en réponse à 447]
Voici une nouvelle question posée par une liseuse du forum :
Monsieur l'Abbé,
confiante dans l'avenir d'un retour des valeurs chrétiennes et de la tradition dans l'Eglise en France, pourquoi votre fraternité a-t-elle tant de difficultés auprès des Evêques Français, à accueillir vos prêtres jeunes, bien formés aux réalités des erreurs du monde et fidèles à Rome. Avez-vous eu des confidences de certains Evêques qui auraient besoins de prêtres mais sont pieds et mains liés à leur clergé diocésain à bout de souffle car miné par leur conseil pastotal où l'on parle plus de démocratie et de droit de l'homme que de la sanctification des âmes ?
Nous laïcs sommes nous trop respectueux vis à vis de nos Evêques qui nous martyrisent moralement ?
Avez-vous des "moyens des pressions" venant de Rome pour nous aider à faire venir des prêtres de votre fraternité dans nos églises en France plutôt de voir fuir vos prêtres ou plutôt nos prêtres français à l'étranger.
Merci pour vos conseils et vos prières
In Christo
Damalisque

( 450 )
[réponse] par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 19:47:36)
[en réponse à 448]
La situation de la Fraternité Saint-Pierre est très différente selon des diocèses de France. Aussi, je pense qu’il faut éviter de trop généraliser. Il ne serait pas sain de se poser en victimes. C’est à nous de gagner le cœur et la confiance de nos évêques. Certains d’entre eux, c’est vrai, expriment des réticences. Ils craignent notamment que l’accueil de prêtres de la FSSP nuise à la « pastorale d’ensemble » mise en place dans le diocèse ; ou bien ils expriment des craintes quant aux réactions au sein de leur « presbyterium » ; ou encore, ils se demandent si la FSSP ne va pas développer son apostolat comme une église parallèle au sein de leur diocèse. Avec le temps néanmoins, beaucoup de ces craintes peuvent être dissipées. Là où la FSSP a été accueillie, elle a montré qu’elle n’entendait pas développer son apostolat comme une réalité à part de la vie de l’église locale, mais qu’elle pouvait apporter sa contribution à l’élan missionnaire ; notamment en formant les laïcs qui ensuite participent à beaucoup d’initiatives de terrain qui participent à la Nouvelle évangélisation, au combat pour la culture de vie, ou à l’engagement des catholiques dans la cité, dans la vie associative ou politique.
La FSSP ne veut pas se développer en église parallèle. Elle veut au contraire aller de l’avant, et loin de tout esprit de ghetto, se risquer dans la conquête des âmes.
Les relations avec le presbyterium local évoluent en général positivement avec le temps. Les contacts humains font tomber bien des clichés sur les uns ou sur les autres. De vraies amitiés naissent, et les prêtres des paroisses sont parfois nos plus fidèles soutiens.
Certains de nos prêtres, c’est vrai, exercent leur ministère à l’étranger. Il ne faut pas forcément voir cela comme une fuite ! D’abord parce que l’Eglise est universelle, ensuite parce que la Fraternité Saint-Pierre est elle-même internationale. Quand on rentre à la FSSP, on a aucune garantie d’exercer son ministère dans son pays d’origine , même si bien sûr, on peut en exprimer le désir et que cela peut présenter bien des avantages. Ceci dit, je vous concède que nous pourrions affecter davantage de nos prêtres à la France si les portes s’y ouvraient plus vite et plus largement. J’espère que cela sera le cas dans l’avenir.
Sur votre dernière question, il est évident que le Saint-Siège est un grand soutien pour nous. Je ne parlerai pas de « moyen de pression » parce que cela ne me paraît pas correspondre à une saine ecclésiologie. Néanmoins, on sent actuellement que les volontés exprimées par le Pape, notamment en matière liturgique, ou bien par rapport au débat sur l’ « esprit » du concile Vatican II, ou encore par rapport au dialogue interreligieux et à l’islam, et bien sûr sur beaucoup de questions pastorales, toutes ces initiatives donc du Pape font largement réfléchir et évoluer les esprits. On est dans un contexte nouveau qui donne toute sa place à notre famille de pensée et donc à la FSSP au sein de l’Eglise et de la société.

( 484 )
la vie en communauté de nos prêtres par BONNOU (2006-11-13 20:44:19)
[en réponse à 450]
Il n'est pas bon que le prêtre soit seul pour s'occuper de son apostolat dans tel ou tel diocèse. Ce n'est pas idéal non plus pour les paroissiens qui lui sont confiés car la complémentarité des prêtres dans une communauté ne peut que profiter à celle-ci.
Pensez-vous que nos évêques qui accueillent déjà un prêtre de la Fssp dans leurs diocèses soient disposés à en accueillir un second voire un troisième pour que ceux-ci puissent vraiment vivre en communauté ?
L'interview de Mgr Ricard dans l'avant dernier numéro de la Nef fait apparaître qu'on a fait croire à Monseigneur que les prêtres de la Fssp n'avaient pas grand chose à faire dans leur apostolat (?!); il faudrait peut être lui répondre qu'un apostolat de prêtres de nos communautés est différent de celui des prêtres diocésains. Les tâches et missions ne sont pas réparties de la même façon; les responsabilités sont différentes et les paroissiens sont généralement très éloignés du lieu de la messe traditionnelle.

( 494 )
Bien vu, Bonnou ! par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 20:58:14)
[en réponse à 484]
Cher Bonnou, c'est un plaisir de vous lire ce soir. Etes-vous au Cap Ferret ou à Bordeaux ?
Vous avez bien raison de dire qu'il n'est pas bon qu'un prêtre soit seul. Surtout que, en rentrant dans la FSSP, nous savions que nous entrions dans une communauté où l'on poursuit la sanctification des membres par l'observance des constitutions à travers la vie commune. Il serait souhaitable que les autorités des diocèses qui nous accueillent prennent la mesure de cette caractéristique de la Fraternité St-Pierre et nous permettent d'installer progressivement une communauté de prêtres. Cela sera bien sûr une force pour l'apostolat, et, vous avez raison de le souligner, compte tenu de la façon dont le prêtre exerce son apostolat dans le tradiland, nos prêtres sont vite beaucoup plus occupés que certains l'imaginent.

( 496 )
je suis au Cap Ferret... par BONNOU (2006-11-13 21:10:26)
[en réponse à 494]
.... en communauté.... familiale ! mais hier j'étais à Bordeaux à la paroisse du Christ Rédempteur desservie par un prêtre de la Fssp (qui ne chôme pas je vous l'affirme !) pour finir la réfection de la sacristie, la seconde couche de peinture dans une salle de caté, et enfin la mise en place d'une procure pour la communauté.
Je ne dis pas cela pour me glorifier de ces actions mais pour donner des exemples et des idées aux paroissiens de nos communautés tradis afin qu'ils prennent une part active dans la vie de leur paroisse.
Au fait, j'peux plus vous écrire car vous avez eu la bonne idée de changer d'adresse courriel ... me donnerez-vous la nouvelle ou faut-il que je soudoie Dom A.R.B. pour qu'il me la donne ?.... niarf niarf....

( 498 )
L'abbé Alfredo ne parlera pas par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 21:12:58)
[en réponse à 496]
L'abbé Alfredo est chilien, il a du caractère et ne parlera pas, même sous la torture !

( 499 )
pourquoi tant de reticence encore? par Chelmi (2006-11-13 21:16:59)
[en réponse à 450]
Les évêques des diocèses où la FSSP est peu présentes devraient cepedant ouvrir les yeux et comprendre que les paroisses dirigées pr des prêtres de la FSSP sont en général assez vivantes. Pourtant on rencontre encore aujourd'hui des évêques vraiment hostiles à la présence de la FSSP qu'ils tolèrent dans le meilleur des cas. Pourriez vous nous dire pourquoi ils refusent d'admettre les résultats obtenus et les grâces qui touchent ces proisses ? Serait ce de la mauvaise foi ? des positions idéologiques ? ou autre chose.

( 507 )
[réponse] par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 21:35:31)
[en réponse à 499]
En 1988, beaucoup d'évêques ne voyaient l'application du Motu Proprio Ecclesia Dei que comme une "parenthèse miséricordieuse" accordée à quelques nostalgiques. Aujourd'hui, la plupart des évêques reconnaissent la vitalité et la jeunesse du milieu traditionnel, et la conférence épiscopale elle-même, dans les conclusions de son Assemblée plénière, le souligne et déclare vouloir mieux accueillir ces fidèles dans la réalité de la vie de leurs diocèses. Cette évolution doit nous remplir d'espérance.

( 508 )
Pourrait-on envisager, dans chaque diocèse, par Sursum corda (2006-11-13 21:38:42)
[en réponse à 507]
une rencontre hors cérémonie entre les "fidèles" de la FSSP et leur évêque ? Style pique-nique (un pot d'honneur, c'est trop bref) ? Cela pourrait être très sympa, non ?
SC

( 510 )
oui mais, par BONNOU (2006-11-13 21:43:09)
[en réponse à 507]
l'arrivée de l'IBP "sur le marché" ne va t'il pas handicaper la FSSP ? Les diocèses où l'IBP s'installera de lui même seront-ils enclins à laisser aussi la FSSP s'implanter ou risquent-ils de déclarer: "on a déjà ce qu'il faut!".

( 514 )
l'obéissance est chère à payer par BONNOU (2006-11-13 21:56:18)
[en réponse à 507]
pour parler de quelque chose que je connais bien, je peux affirmer que l'obéissance se paye cher et qu'elle est souvent ingrate avec ceux qui on fait ce choix.
Notre communauté Ecclesia Dei de Bordeaux a toujours fait ce choix de l'obeisaance; nous avons une église pour nos célébrations mais il nous faut cependant la partager (1 jour par semaine) avec la communauté paroissiale locale, ce qui n'est pas vraiment commode ni pour eux ni pour nous. Nous ne bénéficions d'aucune aide ou subvention pour les travaux que nous y effectuons (nous venons de repeindre intégralement l'église). Nous sollicitons depuis de nombreuses années une église mieux placée (nous sommes dans la banlieue de Bordeaux), plus grande et un peu plus jolie; nous n'avons jamais eu gain de cause. Pourtant avant que l'abbé Laguérie ne "s'installe" à St Eloi nous avions à l'époque sollcité cette église auprès du diocèse. Une très belle église très bien placée a été confiée à un ancien prêtre de la Fssp ayant rejoint le diocèse pour y célébrer les deux rites.Nous, nous sommes toujours là , nous ne faisons pas de bruit ni de vagues mais parfois on se demande si nous avons raison. Nous nous sentons souvent tolérés plus qu'acceptés.
C'est injuste pour ceux qui jouent le jeu avec leur Pasteur.
Alors je sais le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien; mais quand même, l'injustice nous tente parfois d'être bruyant...