Liberté religieuse. Par ces mots, on entend la liberté pleine et entière de tous les cultes ; et cela dans le sens le plus étendu et le plus illimité. […] Proposer une association dont le but est d’établir cette liberté religieuse par toute la terre, c’est contredire ouvertement notre divin Sauveur lui-même, dont l’intention manifeste était d’amener tous les peuples à l’unité de la Religion, et c’est pour l’exécution de ce grand dessein qu’il a envoyé ses apôtres par toute la terre. L’objet de leur mission était de détruire toutes les fausses religions et d’y substituer partout l’unique culte qui soit fondé sur la vérité et qui puisse être agréable à Dieu. Les gouvernements peuvent-ils avoir des devoirs, ou les individus puissent-ils avoir des droits, contraires à la volonté divine ?
l'enseignement nouveau est en contradiction formelle avec l'ancien. C'est indiscutable. Que l'on n'essaye pas de nous berner une fois de plus.
Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que : " la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ".
Lequel souverain pontife ajoute un peu plus loin dans la même encyclique :Au milieu donc d'un telle perversité d'opinions corrompues, Nous souvenant de Notre charge Apostolique, dans notre plus vive sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu" et pour le bien de la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d'élever à nouveau Notre Voix Apostolique. En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Église catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.
Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d'autres.