Le Forum Catholique

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images/icones/1e.gif  ( 2698 )que pensez-vous de cette disputatio par Gatien (2007-05-09 17:52:57) 

proposée par Isabelle de Gaulmuyn dans son article du 29 mars.

Une disputatio sur un sujet qu'on ne peut discuter : on en perd son latin ! On est revenu aux heures les plus noires du Sillabus.



Guillaume Tabard fait le pari que « la libéralisation de la messe Pie V fera tomber les préventions et suspicions côté tradi, ouvrant la voie à une disputatio théologique de bonne foi ». À condition que ne soient pas remis en cause les acquis de Vatican II... On veut bien, comme l'auteur, espérer en une « conversion » des intégristes et une nouvelle attitude de leur part. Force est de constater qu'ils n'en sont pas encore là, comme le montre très bien le livre d'entretiens Benoît XVI et les traditionalistes, par Olivier Pichon et l’abbé Grégoire Celier, dont le seul intérêt réside peut-être dans la profession de foi ouvertement anti-conciliaire de ses auteurs.



Peut-on plus sérieusement dresser un tableau de l'état de la disputatio théologique sur le concile V II dans l'Eglise d'aujourd'hui : de l'aile droite (la FSPX) à l'aile gauche (mais où en est la frontière ?)
images/icones/neutre.gif  ( 2705 )[réponse] par Olivier Pichon (2007-05-09 19:23:31) 
[en réponse à 2698]

Je crois qu'il est temps de dresser le tableau de la question, parce que avant tout, jamais nous n'avons eu un pape qui connaisse à ce point le dossier du traditionalisme et qu'il faut saisir cette chance historique. ( Voilà un livre à faire et c'est déja ce que pratique le GREC à l'initiative du Père Lelong: Groupe de Rencontre entre Catholiques ,des concilaires aux tradis ,toutes tendances confondues. Si, en effet ,on ne peut pas se parler entre Chrétiens!) Ensuite parce que l'opinion catholique a évolué en France. Je ne me dissimule pas pour autant l'inertie idéologique des médias et celle de la sociologie épiscopale , mais des forces sont à l'oeuvre qui vont permettre d'avancer ( et la Grâce!). Toutes choses égales d'ailleurs cela correspond dans le domaine culturel à la fin du règne de la gauche qui fait, aujourd'hui, mentir Gramsci.
En ce qui concerne l'article de La Croix je vous livre les propos d'un de ses lecteurs, plutôt " conciliaire " qui m'a fait parvenir le double de sa lettre à la journaliste."Je vous trouve sévère et méprisante, vous mettez dans le même sac l'un fidèle à Rome qui pose à l'autre, en délicatesse avec son église des questions difficiles et rarement complaisantes.Les querelles entre "tradi"ne sont pas insignifiantes et le livre témoigne ,même du côté de la FSSPX, un début de commencement de dégel qui s'achèvera peut-être dans l'évitement d'un vrai schisme. ce n'est pas rien. "Cet homme devait rester dehors" titrait l'autre jour La Vie à propos de l'abbé Laguérie.On ne fait pas là oeuvre chrétienne..."
Pour ma part j'ajouterai qu'il est tout à fait confortable pour ma consoeur de nous faire complices l'abbé Celier et moi, complicité intellectuelle sans aucun doute, mais réalité de la disputatio, inscrite dans la grande tradition des universités médiévales européennes.Il faudra que certains journalistes s'habituent à admette toutes les parties à la discussion, faute de stérilité dans le débat. Quant au Syllabus en effet il n'est pas du côté où on l'attend.
images/icones/1j.gif  ( 2707 )Pensez vous que le pape soit hégélien? par Sam Gamegie (2007-05-09 19:34:33) 
[en réponse à 2705]

et que donc son traditionalisme n'en est pas vraiment un dans la mesure où il tenterait de concilier des contraires: traditionalisme et modernisme?

Sam
images/icones/neutre.gif  ( 2716 )hegel par Olivier Pichon (2007-05-09 20:22:19) 
[en réponse à 2707]

Je ne pense pas que le problème se pose en ces termes. Ils sont trop tranchés et par trop abstraits. On dit souvent que le Christianisme est une religion ( une des ) du livre . Je dirai avec mon ami Pierre Gardeil philosophe et Théologien ( CF 15 regards sur le corps livré chez Ad Solem) qu'il est une religion du corps, ce qui s'entend aussi comme une religion dans l'histoire ( qui est toute charnelle) et que Benoît XVI a une expérience trés particulière de l'histoire , ce n'est pas la dialectique hégelienne qui lui fait tenter la " synthèse" mais beaucoup plus son expérience de l'histoire du salut.