
( 2034 )
Bonsoir par Justin Petipeu (2007-02-13 21:26:10)
Jean Madiran disait -je cite de mémoire- que les catholiques d'Action Française étaient en 1926 en France "les seuls catholiques du Syllabus". D'où l'impact encore plus dramatique de la condamnation de l'AF...
Comment comprenez-vous cette phrase et n'indique-t-elle pas qu'il existait déjà à l'époque une crise fondamentale dans le clergé, en France et à Rome ? Ne pensez-vous pas que vos analyses ignorent un peu trop cet aspect de l'Histoire ?
NB : excusez l'aspect abrupt de ma question mais je viens d'arriver et il faut que je reparte, Ã mon grand regret !

( 2041 )
Histoire et idéologie ne font pas bon ménage par
Paul Airiau (2007-02-13 21:55:52)
[en réponse à 2034]
J'émets des doutes sur les capacités d'analyse historique de Jean Madiran. Le SYllabus n'a jamais été le propre des catholiques maurrassiens. L'abbé Bernard Gaudeau, avec sa revue La Foi catholique, revue antikantienne, a rompu avec l'AF et il était un dévôt du Syllabus. François Veuillot est un syllabiste, mais non maurrassien. Et on pourrait multiplier les exemples...
On dirait que les analyses de l'abbé Barbier dans son Histoire du catholicisme libéral sont un évangile à vénérer et à admettre : le Syllabus a été trahi après la mort de Pie IX, le libéralisme a infesté le catholicisme sous Léon XIII, etc. Les choses sont quand même un petit plus complexes que cela, et les catholiques sociaux sont des syllabistes purs et durs dans nombre de cas.