Le Forum Catholique
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( 2009 )
Existe-t-il un conflit de génération au sein de l'Eglise ? par Gonzague (2007-02-13 00:40:02)
Dans le "Tradiland" le principal clivage est celui imposé par les Sacres de 1988, toutes générations confondues.
Dans le "Nomiland" -ce néologisme me semble plus pertinent que "Eglise conciliaire"- ne pensez-vous pas que le principal clivage correspond à un conflit de génération entre :
- Ceux qui avait plus de 20 ans en 1969 et qui, pour adopter le NOM, ont donc dû abandonner le VOM, tandis qu'une minorité entrait elle en résistance désespérée. Je fais partie de cette génération -côté résistant- qui a aujourd'hui plus de 58 ans et qui commence à partir la retraite.
- Ceux qui, plus jeunes, n'ont toujours connu que le NOM.
Dans quelle mesure l'ostracisme, ou l'indifférence, des vieux nomistes envers les vomistes s'est-elle transmise aux jeunes nomistes ?

( 2025 )
A plusieurs niveaux par
Paul Airiau (2007-02-13 20:47:55)
[en réponse à 2009]
Le clivage de 1988 est réel. Mais au sein du monde tradi, il y a aussi des clivages. Ceux qui ont été élevé dans le traditionalisme ne sont pas tous sur la ligne traditionaliste. D'aucuns acceptent même des messes Paul VI lorsqu'ils n'ont rien d'autres à se mettre sous la dent - enfin, dans le coeur plutôt. Un traditionalisme sociologique s'est développé, et on ne sait pas encore ce que cela donnera. Pour info, chez les Amishes, ces ananaptistes du Nord Est des USA, environ les 3/4 des enfants restent dans la communauté. Les autres vont voir ailleurs.
Au sein du monde nomiste : les jeunes prêtres ne sont pas sur la même ligne que les plus anciens, c'est sûr. Mais ils ne connaissent pas non plus les tenants et les aboutissants de la question liturgique. Certains ont sucé au séminaire la haine du VOM (on a vu circuler une pétition de jeunes prêtres contre le motu proprio), d'autres non, les derniers l'indifférence à ce sujet, où une position s'en tenant à de l'Arinze strict : le Paul VI, rien que le Paul VI, tout le Paul VI. Le nomisme a des frontières plus poreuses que le vomisme (quelle horreur ces mots !!! -:) ) mais celui-ci connaît aussi des allées et venues entre les deux rites.
Bref, globalement les jeunes prêtres connaissent mal le VOM, mais n'y sont pas systématiquement hostiles, encore qu'ils considèrent souvent que cela se réduit à une question de latin et de paroles.

( 2032 )
Et les non-prêtres dans le nomiland ? par Gonzague (2007-02-13 21:16:45)
[en réponse à 2025]
Dans le nomiland vous ne parlez que des jeunes prêtres. Il y a aussi les vieux prêtres, les jeunes et vieux laïcs et, côté top management, les jeunes et les vieux évêques et cardinaux.
Au sein du top management ne pensez-vous pas que l'élection de Benoit XVI marque un tournant historique, à savoir l'enterrement à brève écheance de l'ostracisme envers les "tradis" ? L'évolution récente du cardinal Ricard à propos de l'IBP n'est-il pas le début d'un mouvement plus général des évêques, l'accueil généreux des "tradis" devenant alors très "tendance" ?

( 2037 )
Top tendance pas encore par
Paul Airiau (2007-02-13 21:41:12)
[en réponse à 2032]
Mgr RIacrd est impressionnant, il joué un jeu dont il ne voulait pas, et jusqu'à répsent, il le joue honnêtement.
Je ne suis pas sûr que beaucoup d'autres évêques, même parmi les jeunes ou les récents, y soient prêts. Il existe des intégristes du NOM, des intégristes de Vatican II qui croient encore qu'il suffit de lire Vatican II pour être convaincu de sa vérité...
Pour les laïcs, à voir les sondages récents, en gros c'est : chacun fait comme il veut, et si chacun veut sa forme à soi, il n'y a pas de raisons de le refuser. C'est un peu comme si en fait, l'autorisation du NOM va arriver grâce au relativisme ambiant : chacun sa loi et son identité, reconnaissons les justes demandes de chacun...
Benoîts XVI changera-t-il vraiment la donne ? POur l'instant, on attend. Et on pourrait presque lui appliquer ce surnom donné à un prêtre parisien : l'absence réelle :-) Bref, c'est un pape, et les papes sont moins libres que les membres de la Curie