Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=2003

( 2003 )
Mardi soir par
Paul Airiau (2007-02-10 20:32:23)
Ainsi, mardi soir j'aurai le plaisir de faire mon entrée sur le Forum catholique ! Il est des choses qui ne s'oublient pas :-)
L'animation des débats du FC fait plaisir à voir, les tripes catholiques paraissant encore solidement pleines de verve, vitupérations, vaticinations et autres solides considérations. J'espère pouvoir y contribuer,dans la mesure de mes possibilités, sur les sujets pour lesquels j'ai quelques compétences - historiques notamment, mais sans laisser de côté les questions qui fâchent et les sujets dont nous pensons qu'ils sont importants pour l'avenir de l'Eglise : les relations entre les "tradis" et les "autres" (dont moi, qui demeure sans complexe encroûté dans mon NOM), la place du rite 1962 dans la Sainte Eglise catholique apostolique et romaine, la crédibilité à apporter aux informations de Golias sur le GREC, et plus encore si affinités.
A mardi soir donc

( 2026 )
Place du rite de saint Pie V. par Marc B. (2007-02-13 20:49:03)
[en réponse à 2003]
Vous êtes un fidèle du NOM. J'ai bien compris que vous le recherchez respectueux des rubriques.
Que pensez-vous de ceux qui demandent la célébration du VOM aujourd'hui?
Et, les évêques français ont donné comme principal argument contre la publication du futur motu proprio que l'unité de rite fait l'unité de l'Eglise.
Vous qui avez étudié l'Histoire de l'Eglise récente, que pensez-vous de cet argument? Pouvez-vous nous donner des précisions sur l'unité quand plusieurs rites (st Pie V, lyonnais,....) cohabitaient. Y avait-il un manque d'unité?

( 2036 )
Arguments d'évêques, révérence gardée par
Paul Airiau (2007-02-13 21:36:23)
[en réponse à 2026]
Je suis favorable à la coexistence des deux formes historiques du rite romain : celle de 1962 ; celle de 1969-70 (avec corrections : rubricisation, réécriture de l'offertoire, réécriture de certaines oraisons, suppression de prières eucharistiques inutiles, etc). Et je fréquente et fréquenterai du NOM
L'argument de l'unité n'est pas pertinent. Il y avait unité de l'Eglise de France du temps du curé d'Ars, avec une pluralité rituelle. Les débats portaient sur d'autres sujets (pour ou contre les libertés de l'Eglise gallicane, pour ou contre l'autorité absolue des évêques, pour ou contre l'Index, pour ou contre Veuillot, et autres chinoiseries). Il peut y avoir unité dans la diversité, l'histoire de l'Eglise en est l'illustration.
Les évêques ont une conception finalement très guéragérienne de l'unité, mâtinée de jacobinisme préfectoral et de centralisation administrative romaine : je ne veux voir qu'une seule tête. Et puis, d'un pur point de vue sociologique, la liturgie est le dernier domaine où ils ont encore un semblant d'autorité effective, sur ceux qui veulent leur obéir. Donc ils se défendent becs et ongles.
Je noterai enfin que l'argument de l'unité liturgique pour faire l'unité ecclésiale est récent. Du temps de Dom Guéranger, l'unité liturgique devait servir à l'unité théologique et au rejet de toute forme de jansénisme - ou de réalité interprétée comme cela.