Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 1551 )A propos du Motu Proprio par François (2007-01-17 15:32:14) 

Monsieur l'Abbé,

Je voudrais vous demander comment analyser vous le fait que le MOTU PROPRIO du Pape BENOIT XVI tarde à paraître et à être communiquer à toute l'Eglise ; en dehors du fait que les Evêques de France ont, je pense, été un obstacle à cette promulgation. Quels sont les autres facteurs !

Si ce dernier (le MOTU PROPRIO) venait à être promulgué ; ne croyez-vous pas qu'il serait tellement restrictif dans ses modalités d'application qu'il rendrait la tâche difficile à tous les prêtres et religieux des communautés "écclésiadéistes" (pardonnez l'expression) et de celles de l'"Eglise conciliaire" et de la mouvance "FSSPX". Autrement dit la liberté donnée ne devriendrai-t-elle pas plus une contrainte !

D'autre part, n'avez pas exagéré le trait en disant de BENOIT XVI qu'il était "un traditionnaliste éclairé" !

Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur l'Abbé, l'expression de mes sentiments respectueux.
François
images/icones/neutre.gif  ( 1589 )Il y aurait eu deux moutures... par Abbé Claude Barthe (2007-01-22 18:38:25) 
[en réponse à 1551]

Autant qu’on puisse le savoir, il y aurait eu deux moutures successives du MP. C’est la deuxième – qui serait plus complète et qui préciserait, notamment, sur le règlement des litiges – qui a été examiné par la plenaria de la Commission Ecclesia Dei en décembre. Les quelques modifications apportées auraient été intégrées par la Commission et le texte est « à la signature » sur le bureau du pape. Il est notoire qu’il prend son temps pour les décisions (c’était devenu légendaire à Munich, dans le bref temps où il a été archevêque).
Le texte est désormais connu du cardinal Ricard, du cardinal Barbarin et d’un certain nombre d’évêques français, au moins pour les grandes lignes. Leurs réactions, les précautions qu’ils prennent, la manière dont ils en parlent à leur clergé, semblent indiquer qu’il n’y a rien d’institutionnel dans le document (il ne devrait théoriquement en rien concerner les communautés Ecclesia Dei comme telles), mais que la « demande des fidèles » devrait obligatoirement être satisfaite, sans qu’ils puissent s’y opposer, sauf de manière motivée.
Je ne pense pas, mais je peux me tromper, que la liberté devienne contrainte. Je crois que le choc psychologique que la liberté produira sera salutaire, même si elle entraîne des difficultés, celles que l’on peut prévoir et d’autres, très certainement, que l’on ne peut prévoir.
J’ai répondu un peu dans le désordre, mais je crois sur le fond de votre question. J’insiste bien sur le conditionnel que j’ai constamment employé.
Par ailleurs, j’avais parlé du « progressisme modéré » de Jean XXIII, en l’opposant au « traditionalisme éclairé » de Benoît XVI. Étant concédé le caractère journalistique de la formule, je persiste et signe. « Eclairé » aussi en ce que Joseph Ratzinger n’est pas sans une certaine ascendance intellectuelle joséphiste, au meilleur sens du terme : il cherche à sauver ce qu’il a pu y avoir de bon dans les Lumières.
images/icones/hein.gif  ( 1595 )Demandes satisfaites? par Marc B. (2007-01-22 18:57:42) 
[en réponse à 1589]

Monsieur l'abbé,

pardonnez-moi de revenir sur votre réponse, mais je fais partie des fidèles qui réclament la Messe "de st Pie V" dans leur diocèse: Reims.

Vous dites (au conditionnel) que les demandes devraient être satisfaites, mais plus loin que la liberté ne saurait être contrainte.

Pourriez-vous être un tout petit peu plus précis?
D'autre part, ce motu proprio concernerait-il uniquement la Messe ou l'ensemble des sacrements?