
( 10789 )
Et la forme ...ordinaire par AVV-VVK (2018-09-24 15:52:46)
Comment envisagez-vous son avenir? Ne devrait-elle pas revisée par respect pour les prêtres et les communautés, quoique (trop) peu nombreux, qui la célèbrent en latin et ad orientem, éventuellement versus populum? Maintenant nous nous trouvons dans une situation pleine de contrastes. Merci.

( 10790 )
Réforme de la réforme par Paterculus (2018-09-24 17:48:26)
[en réponse à 10789]
Dans l'esprit de la question précédente, où en est-on de la "réforme de la réforme" ?
Progresse-t-elle dans les faits ?
Votre dévoué Paterculus

( 10825 )
Quel avenir pour la messe de Vatican II ? par Abbé Claude Barthe (2018-09-24 21:45:45)
[en réponse à 10790]
Je ne suis pas devin, vous l'aurez deviné.
La radicalité qualitative et quantitative de la réforme a été telle qu’elle s’est présentée comme définitive (et "irréversible", estime le Pape François) : on ne pouvait ni l’abolir , ni non plus la faire encore progresser, sauf à aller vers une sorte de néant rituel, duquel on est déjà proche. Peu imaginent qu’elle puisse être encore suivie par d’autres réformes, au moins par voie d’autorité, sauf l’intégration de mutations institutionnelles, comme par exemple celle des diaconesses.
Quant à la révision (AVV-VVK) dans un sens traditionnel de cette liturgie ou la "réforme de la réforme" (mon confrère Paterculus, qui la pratique) je dirais ceci. Il importe que la croissance de la messe traditionnelle continue : ce sera un des éléments de la part liturgique du redressement de l’Eglise. Mais, par ailleurs, dans l’hypothèse d’un pape ou d’un ensemble d’évêques qui voudront se consacrer à la vraie réforme de l’Eglise, les choses étant ce qu’elles sont, il faudra s'appliquerà une récupération progressive, à l’intérieur de ce qui existe concrètement dans les paroisses, de tout ce que l’on peut retrouver de traditionnel.
On peut déjà s'y appliquer. Pour ma part, j'entends "réforme de la réforme" cette tentative d'involution par le choix systématique des possibilités les plus traditionnelles offertes par le nouveau missel.
Jusqu’à présent, même sous Benoît XVI, elle a été le fait de prêtres de la base, qui allaient en ce sens. Ces prêtres existent toujours. Il s’en déclare de nouveaux. Mais ils ne peuvent plus se référer au climat plus favorable qui a été celui du pontificat précédent.
J’ajoute, et c’est très important, que l’immense majorité de ces prêtres de terrain qui vont dans le sens d’une "réforme de la réforme" célèbrent aussi la messe traditionnelle, qui leur sert de référence.