Comme ce n'est pas le thème qui mobilise mon attention, je pose tout de même une question pour le cas où vous vous seriez frotté au personnage Journet dans sa globalité.
La période 1965-1973/1975 m'intéresse en particulier. Comment le Cardinal se positionne-t-il face à la crise sévère de l'Église qui explose après Vatican II ? Quelle attitude face à la néo-liturgie approuvée par Paul VI ?
La correspondance avec J. Maritain récemment publiée paraît muette, ce qui a beaucoup étonné : destruction de lettres ? Journet avait d'autres relations, qu'en disent-elles ?
Est-il exact qu'il venait dans les toutes dernières années/mois de sa vie à Bédoin chez dom Gérard ?
J'ai le sentiment d'un écart sur cela entre J. Maritain et Ch. Journet, plus sensible que le premier aux failles de la néo-liturgie.
nb. à la différence de D. Sureau, je crois que la position de Charles Journet est intéressante à creuser pour aujourd'hui car c'était un clerc très soucieux de Tradition et enraciné dans la culture thomiste/néo-thomiste, tout en étant désireux de répondre aux défis de la modernité. Cette position "stratégique" n'a rien perdu, à mon sens, de son actualité, indépendamment de telle thèse particulière sujette à débat. |