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Quelques questions à Monseigneur par Don Henri (2009-12-11 00:12:00) Imprimer

Monseigneur, merci du fond du cœur d'avoir accepté de répondre à nos questions. Je vous en pose également quelques unes,veuillez pardonner je vous prie leur nombre, leur longueur, et leur toujours possible manque d'intelligence.

Monseigneur, vous pourfendez l’ « occident anticatholique » dans votre lettre pastorale de Juillet 2009. Je comprend et partage cette analyse, mais n’y a-t-il pas dans l’Église d’Afrique un ressentiment plus général envers l’Europe dont a témoigné la « grève » des prêtres en Centrafrique qui entendaient protester contre ce qu’ils appelaient « néocolonialisme religieux » alors que Notre Très Saint Père avait décider de changer avant l’âge de la retraite Mgr. l’Archevêque de Bangui, originaire du clergé séculier local, pour le remplacer par un religieux formé en Europe ? De même, les évêques africains ont été en même temps (je pense à Monseigneur l’Archevêque de Dakar qu’on a vu à la télévision française) à la fois admirables et très durs dans leur condamnation de certains évêques européens qui s’étaient désolidarisés de Notre Très Saint Père suite à Ses déclarations dans l’avion qui le menait au Cameroun. Y a-t-il aujourd’hui un divorce entre l’Église qui est en Europe, qui fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a comme faibles moyens et se compromet parfois avec la situation de l’Europe, et l’Église qui est en Afrique qui, radieuse de son dynamisme et de ses nombreuses vocations est dans une meilleure situation pour annoncer l’Évangile sans compromission ?

Monseigneur, beaucoup disent que l'épiscopat africain a appuyé fortement le passage de la Sainte Messe aux langues vernaculaires car cela raccourcissait la formation de Prêtres, permettant de subvenir plus vitre aux besoins criant des Églises d'Afrique, et donnait un caractère national à des Églises d'implantation récentes. Pourtant vous dites dans La Nef que l'Afrique n'avait pas vraiment besoin de la réforme, le Catholicisme y étant d'implantation récente; ces 2 thèses sont elles conciliables?

Monseigneur, l'introduction de caractères proprement africains dans la célébration de la Sainte Messe, parfois contraires à ce qui ce fait et s'est toujours fait ailleurs (danses...) ne porterait-il pas atteinte au caractère universel de l'Église?

Monseigneur, que pensez-vous de l’envoi de prêtres africains en mission dans les pays d’Europe ? Certains y voient un beau symbole d’une évangélisation de l’Europe par l’Afrique en retour de ce qui s’est fait aux XIX et XXe siècles, mais est-ce que cela ne conduit pas à vider dans une certaine manière l’Église d’Afrique de ses forces vives dont elle a besoin pour entretenir des communautés paroissiales mourantes ? Votre diocèse contribue-t-il à ce mouvement ?

Monseigneur, rencontrez vous dans votre apostolat admirable les mêmes difficultés que les Évêques des premiers temps de la Chrétienté, à savoir la persistance du culte des idoles (notamment le vaudou institutionnalisé par Nicéphore Soglo), le problème des apostats voulant revenir à l’Église, et certains assouplissements de la discipline ecclésiastique chez quelques Prêtres ? Quelles sont vos méthodes missionnaires, que prescrivez-vous à vos Prêtres dans de tels cas ?

Monseigneur, il est très à la mode en Europe de faire du « dialogue inter-religieux », particulièrement avec les musulmans. J’ai lu dans La Nef vos propos sur la bonne entente entre musulmans et Chrétiens dans votre diocèse, c’est une sorte de dialogue, mais les Église d’Afrique promeuvent-elles les échanges doctrinaux avec les musulmans? Parler de théologie avec des musulmans sans essayer le moins du monde de les convertir ni de dénoncer la fausseté de leurs positions ne serait pas une trahison de la prescription de répandre l’Évangile ?

Monseigneur, existe-t-il dans les Églises d’Afrique une version locale de la « théologie de la libération » qui a fait tant de dégâts dans les Églises d’Amérique Latine ? Votre « théologie de la responsabilité » ne serait elle pas aux antipodes de cette théologie néfaste qui rend une partie du peuple responsable des malheurs de l’autre et prêche le conflit de classes et la violence pour obtenir ce que l'on estime être son dû ?

Monseigneur, pensez vous qu’il serait souhaitable que le prochain Souverain Pontife ne soit pas européen ?

Monseigneur, vous dites dans La Nef que les Églises d’Afrique ont encore besoin de l’Europe, mais qu’est ce que l’Église de France, par exemple, déclinante, pourrait apporter à une Église bien plus dynamique, pleine de Foi et de vocations ?

Monseigneur, comment encourageriez-vous un candidat au séminaire en Europe, apeuré par la situation de son Église et qui se demande ce que l'avenir lui réserve si sa vocation se détermine?

En vous remerciant encore, Monseigneur, soyez assuré de mes sentiments filiaux et respectueux, et de mes prières pour Vous et votre diocèse.
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images/icones/carnet.gif Quelques questions à Monseigneur par Don Henri (2009-12-11 00:12:00)
     images/icones/neutre.gif [réponse] par Mgr Pascal N'KOUE (2010-04-29 09:08:45)



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