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[réponse] par Abbé Régis Spinoza (2009-01-05 20:26:04) Imprimer

Cher Philipilus,

Oui, cher monsieur, les deux principales facultés humaines que sont l’intelligence et la volonté sont à éduquer. Toute action humaine procède de l’interaction de celles-ci. L’instruction a pour fin de former l’intelligence et c’est bien vrai qu’il y a aujourd’hui de nombreux ouvrages d’éducation qui donnent d’excellents conseils. Mais, vous vous en doutez, il y a cette part fondamentale de la liberté qui déterminera l’adhésion ou non de nos facultés. Cela suppose une bonne formation du jugement pour que l’adolescent et l’adulte fasse un choix. En parallèle, la volonté doit elle aussi être formée.
Or, celle-ci s’appuiera forcément sur des principes moraux et de sa libre adhésion ou de son libre refus. Il ne convient donc pas de séparer ces deux facultés mais de les unir comme le corps est uni à l’âme.
Pourtant, il reste que les facilités que nous procure notre monde contemporain endorment en quelque sorte la jeunesse et les adultes. Il y a un réel ramollissement que procure la vie matérielle au détriment de la vie spirituelle. En fait, c’est une sorte de refus à l’effort. Il ne s’agit pas pour autant d’aller vivre au fond des bois mais de développer chez les adolescents le goût de l’effort et ceci dès l’enfance. J’ai d’ailleurs beaucoup insisté sur ce point dans mon ouvrage. J’ai voulu leur montrer que la liberté, condition du bonheur humain, résidait dans l’effort, dans cette tension vers la perfection. Les exemples développés sont très concrets afin de rendre accessible cette nécessité.
Ainsi, il me semble important que les parents favorisent l’effort en les invitant, en fonction des possibilités de chacun de leurs enfants, à se poser des objectifs (scolaires, BA…) d’aller jusqu’au bout en hésitant pas à leur rappeler ce à quoi ils s’étaient engagés avec vous. Le système du « contrat » est bon, dans la mesure où il est adapté, et apprend à l’enfant à se responsabiliser.
Quant aux départs de séminaristes, il ne faut pas perdre de vue qu’un séminaire, surtout les premières années, est une période pendant laquelle le garçon détermine sa vocation sacerdotale.
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images/icones/1a.gif Facultés humaines par Philippilus (2009-01-04 18:33:48)
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