que le débat, qui ne mérite même plus de s'appeler ainsi vu son terme, fait plus que s'enliser, il devient stérile et illustre ce qui est critiqué la montée en puissance de l'incompréhension qui aboutit à de l'hostilité.
Car les choses à l'origine sont beaucoup plus complexes entre l'affirmation de la divinité du Nazaréen par les uns sa reconnaissance mais que comme messie par les autres et son total rejet enfin par les troisièmes au sein d'une même communauté celle du judaïsme.
Ceci explique le début des difficultés après la chute de Jérusalem par les armées de Titus en 70 puis le rejet des synagogues à partir de la fin du premier siècle pour consommer la rupture de façon sanglante par les troupes de Bar Kochba quand les chrétiens refusèrent de s'associer à lui lors de la révolte de 135 à l'origine de la destruction de Jérusalem et de l'interdiction faite à tous les juifs (pas aux chrétiens) de revenir sur les lieux de la ville sainte devenue Aelia capitola (du nom de l'empereur Aelius Hadrien). Mais quelques trente années plus tard Celse, dans son "Contre les Chrétiens" les amalgame encore aux Juifs en se demandant quel fut leur apport à la civilsation tout en décrivant, d'un air dégoûté, leurs moeurs grossières et leur saleté: juifs et chrétiens, les seconds bien vus comme une extension des premiers par les élites de l'époque.
Autrement dit une histoire de famille qui, comme toutes les histoires de famille sont les plus douloureuses et les plus terribles.
Reste une donnée bien actuelle celle de l'animosité toute aussi grande, sinon plus, entre les musulmans et les juifs d'une part et le musulmans et les chrétiens d'autre part, les premiers empruntant pour beaucoup aux "judéo-chrétiens" historiques pour lesquels Jésus n'était qu'un prophète: comme quoi depuis 2000 ans rien de changer sous le soleil et ça c'est aujourd'hui et pour demain! |