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[réponse] par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 18:47:08) Imprimer

Beaucoup de choses paraissaient évidentes aux fondateurs de la Fraternité St-Pierre, qui sont des prêtres venus de la Fraternité St-Pie X, ordonnés par Mgr Marcel Lefebre. Mais avec le temps qui passe, la Fraternité a besoin de garder la mémoire de sa fondation pour savoir « d’où elle vient » et « qui elle est ». D’où la problématique des actes fondateurs et l’importance de toujours mieux les comprendre.

N’oublions pas notamment que la fondation de la Fraternité St-Pierre s’est faite dans l’esprit et la continuité des pourparlers qui avaient déjà eu lieu entre Mgr Lefebvre et le Saint-Siège. En mai 1988, le protocole d’accord signé par Mgr Lefebvre et le cardinal Joseph Ratzinger, avait fait naître un grand espoir parmi beaucoup de catholiques. Ce texte garantissait la communion ecclésiale des catholiques « traditionalistes », reconnaissait leurs spécificités, et également ouvrait à une critique positive des réformes récentes, dans une attitude d’ouverture et de communication avec le Saint-Siège. Il est intéressant de noter que le même Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, a si je puis dire étendu à toute l’Eglise l’esprit de ce protocole, puisque par son discours du 22 décembre 2005, il a très nettement remis en cause les préjugés sur l’« esprit du Concile ».

Pour en revenir à 1988, la Fraternité St-Pierre n’est pas seulement née de la déchirure des sacres du 30 juin, mais également des ouvertures du protocole d’accord. Nos fondateurs ont voulu manifester leur attachement indéfectible au Saint-Siège et bénéficier pour eux des conditions du protocole. Par son Motu proprio, puis par l’érection canonique de la Fraternité le 18 octobre 1988, le Pape Jean-Paul II a donné corps à leur désir, et la Fraternité grâce à la protection du cardinal Joseph Ratzinger, pouvait dès l’automne 1988 fonder un séminaire international.

Lors de notre chapitre général de juillet 2006, l’abbé John Berg, notre nouveau Supérieur général, a expliqué qu’il y avait trois éléments constitutifs de notre identité profonde :

-d’abord la Romanité. Notre Fraternité est cum Petro et sub Petro. Compte tenu de la fidélité qu’a toujours manifestée la Fraternité à l’Eglise, je comprends mal pourquoi certains mettent sans cesse en doute son esprit de communion. Si l’obéissance envers le Saint-Siège et le Magistère était partout aussi nettement observée que dans la Fraternité St-Pierre, je crois que beaucoup de difficultés seraient levées dans l’Eglise !

-ensuite, l’abbé Berg évoquait l’attachement à la philosophie pérenne, réaliste, héritée d’Aristote et de St Thomas d’Aquin, comme fondement de la théologie. Cela est vécu en particulier dans nos séminaires, qui forment des prêtres qui font ensuite passer cet enseignement dans leurs prédications, dans les catéchismes, dans les sessions de formation, etc …

-enfin, bien évidemment, l’abbé Berg insistait sur la célébration du rite tridentin, avec toutes les richesses qu’il comporte et qui expriment si bien les réalités qui s’actualisent à l’autel, en particulier le caractère sacrificiel de la Messe, et la Présence Réelle si bien manifestée et honorée.
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images/icones/vatican.gif Au sujet de la Fraternité et de son identité par XA (2006-11-13 18:37:20)
     images/icones/abbe1.gif [réponse] par abbé Vincent Ribeton (2006-11-13 18:47:08)



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