cher M. l'abbé,
Nous avons partagé de longue date le désir d'une convergence des "bonnes volontés" au sein de l'Église pour travailler en commun à lui réinsuffler un dynamisme missionnaire dont elle manque cruellement en Occident. Les colloques du C.I.E.L., spécialement le dernier en date, La Nef, une partie de l'épiscopat américain etc. en donnent quelques exemples parmi bien d'autres. Tous, avec des sensibilités différentes, veulent surmonter les causes internes de la crise de l'Église (néo-modernisme, impasses pastorales du catholicisme libéral, chaos liturgique, brouillage de l'identité sacerdotale etc.). L'élection de Benoît XVI a paru être un "signe des temps" pour que cette convergence s'opère. Pourtant depuis avril 2005, le dialogue avec la FSSPX patine, le statut de la Messe traditionnelle n'a pas été clarifié, le renouvellement de l'épiscopat - sauf cas très isolés - ne se produit pas voire régresse (cf. États-Unis : on ne peut incriminer un lobby français romain ici), pire les dissensions à Lyon et Versailles sont attisées par des évêques connus pour leur attachement à l'orthodoxie catholique.
Comment expliquez-vous cette amorce d'involution ?
Quelles conditions restent à remplir pour que le mouvement de convergence, si souhaitable, puisse s'établir durablement ?
Luc Perrin |