A titre personnel, je pense qu’elle est allée trop loin avec un règlement qui généralise des pratiques qui posent questions. La participation à l’Eucharistie n’est pas d’ordre sentimental, mais doctrinal. Pour les non catholiques et dans des cas graves et précis,deux conditions sont nécessaires : reconnaître le ministère catholique,reconnaître pour vraie la doctrine de l’Eglise catholique sur l’Eucharistiie. A ma connaissance, seuls les anglicans ( hight Church) et les luthériens peuvent entrer dans cette catégorie. Mais une interrogation subsiste sur la présence réelle et le sens à donner à la messe. Sans règlement général, un prêtre avait tout loisir d’interroger le protestant concerné, l’évêque étant informé. Le règlement risque de dispenser de l’entretien préalable ou de le raccourcir ! Il me semble aussi, qu’avant une telle innovation, un accord doctrinal sur l’Eucharistie, entre Rome et les communautés ecclésiales protestantes aurait été préférable. Sur ce que peut ou doit faire le Pape, même réponse que précédemment. Il est seul juge de l’opportunité de trancher maintenant ou plus tard. En cette matière d’enseignement doctrinal, l’annonce de la vérité est inséparable d’une réflexion sur la manière dont elle sera reçue, surtout, comme c’est le cas, quand il y a division et peut-être malice. Car il ne me parait pas juste d’invoquer Amoris laetitia pour justifier le règlement ! |